voila un article de sud ouest tres interessant a lire:
APRES BORDEAUX-AJACCIO. -- Les Girondins ont encore buté sur une équipe présumée plus faible, ce qui a mis un terme à leur mini-série de deux victoires
Une inconstance agaçante
: Jean-Denis Renard
LIGUE 1 ( 16e JOURNEE)
Rétrogradés à la sixième place de la L1 à cause de la victoire marseillaise, les Bordelais ont loupé samedi soir une excellente occasion d´intégrer le quatuor de tête des qualifiés européens. Ce triste 0-0 concédé aux Corses ne doit pas leur faire abdiquer toute ambition, mais le calendrier d´ici à la trêve ( Auxerre 4e, Lyon 1er, Monaco 7e) ne risque pas de leur rendre facile le chemin vers la lumière.
1 L´incapacité à enchaîner
Comme souvent, les Bordelais peinent à confirmer dans la durée. Fin septembre, ils avaient été incapables de se défaire de Toulouse à domicile ( 1-1) alors qu´ils venaient de pulvériser Bastia à Furiani ( 4-1). Cette fois-ci, ils n´ont pas surmonté l´obstacle ajaccien alors qu´ils avaient enchaîné deux victoires consécutives ( PSG à Chaban-Delmas et Nantes à la Beaujoire) pour la première fois de la saison. Cette propension à vendanger les bonnes occasions de prendre le wagon de tête du championnat rappelle un peu les errements de la saison passée, quand la bande de jeunes de Michel Pavon, pour talentueuse qu´elle était ( et est toujours) se montrait incapable de régularité dans les performances. Ainsi en novembre 2003, après deux victoires à domicile et deux nuls à l´extérieur qui les remettaient en selle, les Girondins s´étaient cassé les dents sur l´obstacle bastiais à Chaban-Delmas ( 15e journée, 30 novembre, 1-1).
2 Les « petits » leur font mal
Deux points en trois matches contre les trois relégables ( avant les dernières rencontres hier soir) : c´est la piteuse réalité bordelaise. Défaits 1-0 à Strasbourg ( 19e) faute d´avoir su convertir leur kyrielle d´occasions de but, les Girondins n´ont pu faire mieux que match nul à domicile contre la lanterne rouge istréenne ( 2-2) et le 18e, Ajaccio. C´est beaucoup trop peu pour espérer exister durablement dans le championnat. Cela illustre les difficultés bordelaises à contourner les barbelés tendus par des équipes conscientes de leur faiblesse, qui refusent le jeu et vivent de rapines. Rennes et Lens, deux autres clubs qui l´avaient bien compris, sont eux aussi venus décrocher le nul en terre girondine ces dernières semaines. Il est vrai qu´aucun des ténors ne se montre très à l´aise dans cette situation, et qu´Ajaccio n´a pas à déplorer la moindre déculottée depuis le début de la saison ( défaites 1-0 à Sochaux et à Auxerre, nul 2-2 à Monaco). N´empêche qu´Istres comme Strasbourg et Ajaccio ont perdu au moins à six reprises.
3 Une part de malchance
A la trêve hivernale l´an passé, les Girondins comptaient à leur actif dix tirs sur les montants. Une soudaine épidémie qui les faisait enrager. On n´en sera ( probablement) pas rendu là après les trois matches qui restent à disputer, mais force est de constater que la réussite n´était pas girondine samedi. Abonné aux tirs sur les montants avant sa blessure, Jean-Claude Darcheville a récidivé avant-hier soir à l´occasion de sa première titularisation de la saison. A la 25e minute, son pétard a terminé sur l´arête extérieure du but de Porato qui n´avait pas esquissé un geste. Face à une équipe aussi recroquevillée qu´Ajaccio, ouvrir le score aurait évidemment tout changé. Reste que le nombre d´occasions nettes au bénéfice de Darcheville ( quatre en une heure) est porteur d´espoir pour l´avenir. Le buteur se satisfaisait d´ailleurs au terme de la rencontre de recouvrer petit à petit l´intégralité de ses moyens. Pour un premier but à Auxerre dimanche prochain ?
Source : Sud Ouest du 29 novembre 2004