Kodjo Afanou a été définitivement lancé en première division par Rolland Courbis. Le défenseur bordelais, tout jeune papa, se remet d’une entorse à la cheville contractée à Strasbourg. Il fait le point sur la situation de l’équipe et revient sur l’admiration qu’il voue à Rolland Courbis.
girondins.com : Après ta sortie sur blessure à Strasbourg, comment vas-tu ?
Kodjo Afanou : Ca va mieux. J’ai repris l’entraînement depuis vendredi dernier. Je ressens encore une petite gêne à la cheville car elle est encore un peu bloquée. Lorsque je la sollicite sur certains mouvements, elle a du mal à répondre. Tout devrait rentrer dans l’ordre rapidement. Le staff médical m’a indiqué que c’était une évolution normale deux semaines après.
girondins.com : Dans combien de temps seras-tu de nouveau opérationnel ?
Kodjo Afanou : Ce week-end, je vais essayer de jouer avec la CFA. Je vais voir ce que cela va donner. Je vais tenter de jouer tout le match sinon cela sera une mi-temps ou une mi-temps et demi. Je vais pouvoir savoir où j’en suis.
girondins.com : Pendant de temps-là comment as-tu trouvé le comportement de tes coéquipiers ?
Kodjo Afanou : Très bien. Avant et après le match de Strasbourg on a connu un passage difficile avec un enchaînement de matches nuls et deux défaites à Strasbourg puis à Dijon. Il n’était pas évident de sortir la tête de l’eau à ce moment-là car on ne sait pas par quel bout prendre les choses. La victoire face au Paris SG a été de très bon augure. Elle a été ponctuée par une nouvelle victoire à Nantes qui a permis de remettre tout en ordre avant d’aborder les matches un peu plus compliqués qui commencent dès samedi soir avec la venue d’Ajaccio car il ne faut pas croire que cela va être un match facile. A la suite, il y aura Auxerre, Lyon et Monaco avant la trêve. Une série intéressante nous attend. Nous avons un défi à relever.
girondins.com : Quel analyse fais-tu des 15 premiers matches de la saison ?
Kodjo Afanou : Nous n’avons perdu que deux matches en quinze rencontres. Bordeaux fait partie du groupe des meilleures défenses et est la meilleure attaque avec Auxerre. On a un peu démérité dans la finition car avec les joueurs que nous avons nous aurions pu conclure des nombreuses occasions et se mettre à l’abri plus vite sur certains matches. C’est dommage parce qu’on aurait largement de quoi être dans les trois premiers du classement. Nous avons manqué de réussite car nous ne l’avons pas assez provoquée. Il faut tenter plus et travailler pour forcer les choses parce que le jeu est là et la qualité aussi.
girondins.com : Samedi prochain, Bordeaux accueille Ajaccio et un entraîneur que tu as connu. Est-ce une émotion particulière de retrouver un ancien entraîneur ?
Kodjo Afanou : Oui et encore plus avec Rolland Courbis car j’ai débuté en L1 avec lui. J’ai toujours beaucoup respecté l’entraîneur car il a été et il est l’un des meilleurs entraîneurs de France par la richesse de ses idées, la qualité de ses réflexions et sa vision du football. Rolland Courbis est un magicien. Il a réussi à les remettre sur les bons rails après leur victoire face à Marseille. Ses joueurs doivent être sur-motivés.
girondins.com : Quel souvenir as-tu conservé de Rolland Courbis à Bordeaux ?
Kodjo Afanou : Je me souviens surtout de ses discours d’avant-match. Après un de ses discours, tu es survolté quand tu rentres sur le terrain. Il a une façon de motiver les joueurs et de gérer le groupe qui est unique.
girondins.com : Comment se passe ta vie de tout jeune papa ?
Kodjo Afanou : Les nuits sont un peu courtes mais c’est un grand bonheur. Il se porte bien. Il a un mois et demi. J’ai du mal à trouver les mots quand j’en parle car c’est une émotion inqualifiable. Il faut le vivre pour le comprendre.
girondins.com : Vous échangez des combines avec Lilian ?
Kodjo Afanou : On en a discuté un peu surtout de l’accouchement. J’en ai aussi pas mal parlé avec David Jemmali qui est un jeune papa.