Voici les articles:
Les primes sévèrement encadrées
LES TEMPS ont changé aux Girondins. Politique de rigueur oblige, les primes de match qui pouvaient atteindre 2 500 € par match gagné ont disparu. Désormais, les joueurs perçoivent celles qui sont prévues dans la charte du footballeur professionnel, à savoir quelques centaines d´euros par rencontre.
En revanche, ils peuvent toucher en fin de saison des primes de classement qui varient évidemment en fonction du résultat final. Une place dans les quatre premiers serait synonyme de plusieurs dizaines de milliers d´euros. Il existe aussi d´autres formes de primes. Ainsi l´hiver dernier, les trois révélations des Girondins, Francia, Mavuba et Chamakh, ont touché environ 36 000 € de prime chacun lors de la signature de leur premier contrat professionnel.
Le Parisien , mercredi 13 octobre 2004
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Mavuba et Chamakh en pleine négociation
Football, Ligue 1/ Le grand écart des salaires bordelais
Bordeaux Bordeaux ( Gironde) DE NOTRE CORRESPONDANT
NOUS VOILÀ RASSURÉS : à force d´entendre parler de politique de rigueur et de déficit, on avait fini par croire que le métier n´était plus ce qu´il était. Que l´époque dorée des millionnaires du ballon rond était révolue. Loin s´en faut.
Même si le club bordelais a sensiblement réduit son train de vie, et par là même sa masse salariale, il fait toujours bon être footballeur professionnel, aux Girondins comme ailleurs. La lecture du document que nous nous sommes procuré montre cependant des disparités énormes - pas toujours justifiées d´ailleurs sur le terrain - entre joueurs. Les salaires perçus restent importants, auxquels il convient d´ajouter des primes à la signature non négligeables. Mais c´est un fait : sur un plan purement financier, le club bordelais ne fait plus partie des grands. Loin de Lyon, Marseille et Paris, il navigue dans les mêmes eaux que Lens et Toulouse par exemple. Au mois de juin 2004, la Direction nationale de contrôle et gestion ( DNCG) de la Ligue de football professionnel avait d´ailleurs exigé de la part des Girondins des garanties bancaires avant de valider un budget prévisionnel de 45 M € pour l´exercice 2004-2005. Celles-ci ont finalement été apportées par M 6, l´actionnaire majoritaire. Récemment, Nicolas de Tavernost, président du directoire de la chaîne, a encore annoncé 9 M € de déficit pour l´année 2004. Conséquence, Bordeaux poursuit sa cure d´amaigrissement, amorcée lors de la période 2002-2003 avec les transferts des deux plus gros salaires ( Dugarry et Pauleta). L´été dernier, onze joueurs professionnels sont partis pour seulement sept arrivées ( dont les retours de prêts de Meriem et Bugnet). Et 500 000 € ont été dépensés pour les signatures de Kapsis, Laslandes, Rool, Cohade et Faubert !
67 000 € bruts par mois pour Kapsis Aujourd´hui, seuls six joueurs sur vingt-trois ont des salaires mensuels bruts supérieurs à 60 000 €. Exemples : 67 000 € pour le champion d´Europe Grec Mihalis Kapsis, 68 602 € pour Camel Meriem, ou encore 85 000 € pour Albert Riera. Quant aux émoluments d´Ulrich Ramé et Jean-Claude Darcheville, supérieurs à 140 000 € bruts mensuels, il s´agit de deux anciens contrats, vestiges d´un temps semble-t-il révolu ( NDLR : Ramé avait prolongé sous l´éphémère présidence de Dominique Imbault à l´automne 2002, et Darcheville avait paraphé un contrat de quatre ans en mai 2002). Autre tendance de notre dossier : les écarts de rémunération. Chamakh, Francia et Mavuba font ainsi partie des joueurs les moins bien payés avec « à peine » plus de 6 000 € bruts mensuels. Cela ne devrait pas durer, tous deux devant prolonger en juin prochain, avec une nette revalorisation financière à la clé. Enfin, combien gagne Michel Pavon pour sa première expérience à un poste d´entraîneur ? Difficile de le savoir avec exactitude. Selon nos informations, il percevrait un salaire brut mensuel d´environ 15 000 € auquel il faut ajouter un système de primes de résultat en fin de saison suivant les performances de son équipe ( classement final, victoire dans une Coupe nationale). Son prédécesseur, Elie Baup, touchait bien davantage. Pour M 6 et les dirigeants bordelais, il n´y a décidément pas de petites économies.
Simon Rodier
Le Parisien , mercredi 13 octobre 2004
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A LA SIMPLE LECTURE des chiffres, difficile de ne pas s´étonner des émoluments des Bordelais les plus remarqués et les plus remarquables depuis leur apparition régulière en équipe première début janvier. Si le salaire mensuel brut hors primes de Rio Mavuba, Marouane Chamakh et Pablo Francia peut paraître modique ( à peine plus de 6 000 €) , il convient de préciser que Bordeaux leur a offert plus que ce que stipule la charte du footballeur pour un premier contrat pro. De plus, ils ont touché chacun une prime à la signature de 36 000 €.
Depuis, la situation sportive des trois ex-pensionnaires du centre de formation bordelais a changé. Mavuba a ainsi connu sa deuxième sélection en équipe de France A samedi dernier contre l´Eire. Chamakh, international marocain, est co-meilleur buteur de Ligue 1. Francia est le dépositaire du jeu girondin, avec Meriem. Ils sont tous les trois sur les tablettes de plusieurs grands clubs ( Valence pour Mavuba, Paris, Marseille, Manchester entre autres pour Chamakh). Conscients de leur valeur sportive, les dirigeants bordelais ont entamé voici plusieurs semaines des négociations avec les intéressés et leurs agents. Il est question de prolongation et de salaires multipliés par cinq.
S.R.
Le Parisien , mercredi 13 octobre 2004
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Ramé et Darcheville les mieux payés
COMME on pouvait l´imaginer, les salaires font le ( très) grand écart. Entre Rio Mavuba, 20 ans, et Jean-Claude Darcheville, 29 ans, blessé à un genou et absent des terrains depuis le mois de mars, on touche les deux extrêmes. Tant mieux pour le second, qui perçoit environ 23 fois plus que son coéquipier, pourtant nouvel international.
Les chiffres donnés concernent le salaire fixe brut mensuel. Les primes individuelles et collectives ne sont pas prises en compte. Il faut préciser que, sur ces salaires, les footballeurs girondins, comme leurs collègues qui évoluent en France, paient des impôts élevés. Pour la plupart d´entre eux, ils correspondent à plus de 50 % du salaire brut.
L.D.
Le Parisien , mercredi 13 octobre 2004