La saison Meriem ?
Après une bonne saison à Marseille, Camel Meriem a retrouvé Bordeaux cette saison. Repositionné dans l’axe, profitant de la confiance de son entraîneur et de ses partenaires, le Kabyle réussit un excellent début de saison. De quoi faire taire les détracteurs.
Depuis le début de saison, Camel Meriem semble avoir pris son envol. Confirmant une bonne année marseillaise, le milieu de terrain fait le bonheur d’une équipe bordelaise qui fait son chemin dans ce championnat. Longtemps considéré comme un Espoir décevant, l’ex Sochalien fait taire tous ses détracteurs. Après avoir enfin digéré le tarif de son transfert et els comparaisons trop vite faites avec un autre stratège d’origine kabyle, Meriem semble enfin répondre à toutes les attentes ; pourtant, en début de saison, on pouvait craindre que son envol entrevu à Marseille soit encore contrecarré par la décision des dirigeants bordelais de ne pas le transférer définitivement dans les Bouches-du-Rhône. De toute façon, l’OM avait décidé de ne pas suivre financièrement : « On peut se si on peut légitimement investir autant d´argent sur ce garçon » indiquait Pape Diouf lors de l’intersaison.
Mais rien n’y a fait : ni ce transfert avorté, ni une blessure à un doigt de pied qui l’a gêné. Camel Meriem a su rebondir et froisser son image d’homme trop sensible. Mis en confiance par Michel Pavon, que Meriem n’hésite pas à comparer avec José Anigo, le meneur de jeu multiplie les bonnes performances. Son positionnement plus axial n’y est sans doute pas étranger, lui qui se sentait trop à l’étroit sur le côté dans le système d’Elie Baup. Libre dans son jeu, libre dans sa tête, tout sourit à Meriem, pour preuve le rebond capricieux du ballon expédié par Faubert contre Caen. Surprenant Zubar, il a permis au Bordelais d’inscrire son premier but de la saison.
Ces performances ne laissent pas de marbre. Julien Faubert qui vient de rejoindre Bordeaux a découvert un garçon « discret, qui rigole, mais sans grands coups de gueule. Il est timide » Voilà pour la vie, mais sur le terrain, l’ombrageux Meriem se transforme : « C’est le joueur qui m’impressionne le plus », lâche Faubert admiratif. « C’est le joueur qui m’impressionne le plus. Vraiment, il est encore plus fort qu’à la télé. C’est ce que j’ai vu de mieux depuis que je suis joueur. Il est encore jeune et il monte en puissance. » Bordeaux, meilleure attaque de L1 profite de ses bons ballons. S’il réussit à maintenir le cap cet hiver, une période difficile pour lui habituellement, Meriem, à bientôt 25 ans, pourra désormais espérer de rejoindre un autre Bordelais, Rio Mavuba, en équipe de France.