Voici un article qui resume tres bien le match, l´incompetence de l´arbitre et LA MALCHANCE QUE L´ON A...
sud-ouest du jour:CAEN - BORDEAUX. --L´expulsion de l´attaquant est vécue comme une injustice
Bordeaux et Chamakh ont les nerfs à vif :Alain Goujon
Sévérité. Avec le rouge de Chamakh, les Girondins ne sont pas épargnés par les arbitres qui ajoutent une expulsion injustifiée à celle de Rool à Marseille
PHOTO AFP
LIGUE 1 ( 9e journée)
Ce n´est déjà pas une sinécure de remporter un match à onze, alors imaginez à dix. Cela devient encore plus compliqué, pour ne pas dire mission impossible. Les Girondins en savent quelque chose. Pour la quatrième fois de la saison, ils ont terminé en infériorité numérique sans pouvoir prétendre à mieux qu´un résultat nul. Alors que tout laissait à penser, après la reprise, qu´ils ne feraient qu´une bouchée de Normands déterminés et experts en contre mais incapables de rivaliser en technique collective. Pour autant, s´ils ont été coupés dans leur élan en deuxième période par la faute d´un arbitre trop soucieux de se payer du Chamakh, ils ne peuvent s´en prendre qu´à eux-mêmes d´avoir adopté un rythme et parfois un comportement de sénateur dans la demi-heure initiale. Au plus haut niveau, ça se paie cash.
Décision « fantaisiste ». Le but de Mazure, au terme d´un énième contre face à une défense centrale dépassée ou plutôt déconcentrée au possible dans son placement et ses interventions, est venu rappeler aux Girondins qu´un promu méritait le même respect qu´une grosse écurie. Enfin remis sur les bons rails, après avoir été harangué par leur entraîneur à la pause, ils ont vite été réduits à dix après l´expulsion aussi grotesque qu´injustifié de Marouane Chamakh. Une expulsion survenue en six minutes, soit le temps suffisant pour M. Piccirillo de lui brandir sous le nez deux cartons jaunes puis le rouge.
En général, des défenseurs trop belliqueux ou énervés à l´excès sont victimes de ce genre de sanction. Le plus souvent, ils reconnaissent leurs torts une fois leurs esprits recouvrés. Mais de là à exclure un attaquant aussi rapidement, surtout lorsqu´il n´a commis aucune faute rédhibitoire devient suspect. D´autant que le directeur de jeu martégal a laissé transparaître un certain plaisir en indiquant ostensiblement à l´international marocain la direction de la sortie. D´ailleurs, même les observateurs locaux ont souri devant cette décision « fantaisiste ». Sur le premier avertissement, M. Piccirillo siffle une faute imaginaire. Chamakh se rebelle et part réclamer des explications. Et un jaune pour contestation.
« Franchement, explique le joueur, je ne sais pas pourquoi il a sifflé. Je lui ai dit que je jouais le ballon et il m´a averti. Alors, je l´ai remercié car ce carton, il me l´a attribué sous la pression du public. En première période, j´ai laissé traîner mes crampons sur le gardien. C´était plus de la maladresse qu´autre chose. Je l´ai blessé et le public m´a alors pris en grippe. Il me sifflait à chaque fois que je touchais le ballon. Sur le coup, j´aurai mérité un avertissement. Mais j´ai le sentiment que l´arbitre a fait ensuite de la compensation. »
Sur le deuxième jaune qui vire au rouge, le directeur de jeu sanctionne une main volontaire du meilleur buteur bordelais alors que c´est le dégagement du défenseur caennais qui lui atterrit dessus.
Pas de parano. « Quand je lui ai demandé ce que j´avais fait, s´étonne encore le Lot-et-Garonnais, il m´a répondu que je le savais pertinemment. Je suis sorti du terrain dégoûté. Oui, je ressens une énorme injustice à mon encontre. Autant je méritais d´être puni pour ma faute sur le gardien, autant ni l´un ni l´autre des cartons n´est justifié. Oui, je suis en colère et je pense qu´elle est compréhensible. Ce n´est pas bien ce qu´a fait M. Piccirillo. Même si de cette soirée, je ne veux retenir que le positif, à savoir le point du nul que l´équipe est allée chercher. »
Avant de signer quelques autographes, de serrer quelques mains et de répondre en toute vitesse à « Téléfoot » dans les couloirs du stade Michel-d´Ornano, Marouane Chamakh est monté, en bon dernier, dans le bus. Aujourd´hui ou demain, il ralliera le Maroc afin de rejoindre la sélection qui prépare un match capital pour les éliminatoires au Mondial 2006 contre la Guinée à Conackry. Place aux retrouvailles entre Pascal Feindouno et lui. Il aura eu tout le temps d´oublier ce coup du sort. Espérons qu´il en sera de même au Haillan.
Car si les arbitres n´épargnent guère les Girondins en ce début de saison avec deux expulsions injustifiées celles de Rool à Marseille et de Chamakh à Caen et une autre discutable, de Uche contre Rennes, il ne faudrait pas voir une certaine paranoïa s´installer dans le vestiaire. Ce serait la pire des erreurs. Même si, samedi soir, personne ne les blâmera d´avoir vu rouge.