Pour girondins.com, Ulrich Ramé revient sur les grands événements de l’été à savoir l’Euro 2004 au Portugal, l’approche de l’Espanyol Barcelone et son choix de rester en Gironde mais également sur le projet sportif et la préparation des Girondins.
girondins.com : En tant qu’international évincé de l’équipe de France à l’annonce de la liste des 23, quel regard as-tu porté sur l’Euro 2004 ?
Ulrich Ramé : J’ai regardé la compétition brièvement, par brefs extraits de match. La victoire de la Grèce paraît être une surprise mais quand on regarde les matches qu’ils ont faits, quand on analyse tout ce que cela soit le secteur défensif ou la réussite de ses attaquants. Cette réussite symbolise celle du vainqueur. La Grèce n’a pas fait le spectacle mais elle a gagné grâce à son opportunisme et son réalisme.
girondins.com : Et sur le parcours de l’équipe de France ?
Ulrich Ramé : Le parcours il est aussi décevant que celui de la Coupe du Monde 2002. Malheureusement, cette déconvenue était un petit peu prévisible dans le sens où lors de tous les matches amicaux, elle n’a affronté que des équipes de moins haut standing. Les Français n’ont pas eu les ressources pour essayer de créer d’avantages de problèmes à leurs adversaires. Ils n’ont pas su se servir de la vitesse d’Henry par exemple qui n’est pas moins bon en équipe de France qu’Arsenal c’est peut-être qu’il est moins bien utilisé.
girondins.com : L’équipe de France est-elle toujours un objectif pour toi ?
Ulrich Ramé : L’équipe de France est un objectif comme un autre. Je considère une sélection comme la cerise sur le gâteau mais cela passe par de bonnes performances en club d’autant plus que j’en suis sorti. Si je devais revenir en sélection à l’avenir cela devrait avant tout passer par des performances individuelles et collectives en club.
girondins.com : A l’intersaison, tu as failli quitter le club. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur des Girondins ?
Ulrich Ramé : Pour prendre une décision définitive, j’ai pris en compte tous les paramètres importants. J’ai pris en considération ce que j’ai ici, ce que nous réserve l’avenir avec le projet sportif du club. J’ai fait la même chose avec l’Espanyol Barcelone. J’ai tout mis à plat sur une feuille, j’ai fait des plus et des moins et au final il y avait plus de plus dans la colonne de Bordeaux.
girondins.com : Tu es confiant en ce projet sportif ?
Ulrich Ramé : La saison dernière, nous avions déjà un aperçu. Sur un certain nombre de matches, il nous a manquait peu de choses pour remporter les trois points. Dans le jeu, il y avait de la qualité et nous nous sommes aperçus que lors des gros nous étions présents alors que contre des équipes de deuxième partie de tableau – même si nous en faisions partie – nous avions beaucoup plus de mal. Il faut prendre en compte ces choses-là pour cette saison.
girondins.com : La stabilité du groupe est-elle un avantage ?
Ulrich Ramé : Le groupe a peu évolué mais il a acquis en expérience avec les retours de Lilian et de Camel qui a pris beaucoup de confiance en lui à Marseille et en jeunesse avec les arrivées de Renaud et de Julien. Tout ça n’est que du positif, un positif qui doit se transmettre de joueur en joueur. Le collectif doit en ressortir plus grand. Jusqu’à présent en match amical, nous progressons petit à petit. Le 7 août, nous pourrons alors vraiment nous jauger.
girondins.com : Justement, comment analyses-tu le comportement de l’équipe lors des matches amicaux ?
Ulrich Ramé : Les matches amicaux permettent aux joueurs de retrouver les repères, les automatismes, le rythme de match. Mais il faut relativiser car les matches amicaux entrent dans le cadre d’une préparation. Aujourd’hui, nous nous entraînons différemment que lorsque le championnat aura démarré. Nous avons une surcharge de travail donc nos prestations sont irrégulières en matches amicaux car un coup nous jouons cinq minutes à fond, un coup nous baissons le pied. Les matches amicaux doivent surtout nous permettre de créer une osmose entre nous au niveau du jeu ou des repères. Par exemple, les latéraux et les milieux excentrés doivent connaître le jeu de Lilian devant le but. Nous travaillons ces petites choses à l’entraînement pour qu’elles se réalisent en match