bcp ne croient pas en deivid...moi non plus!
mais le match retour sera le match de l´exploit(ou pas) et lisez cette article premonitoire...
Effectif-L’étoile de Deivid
Article du 10-04-2004 - Lu 220 fois
Alors que la fin de saison se dessine du côté de la plaine du Haillan, apportant avec elle son quota de soleil, une ombre plane toujours sur le centre d’entraînement girondin, celle du numéro 22, celle de Pauleta.
Par Donovan
En effet, celui qui avait été engagé pour prendre sa succession à la tête de l’attaque bordelaise tarde à se faire une place dans le classement des meilleurs buteurs et plus encore au sein même de l’effectif bordelais.
Arrivé en juillet 2003, Deivid a dès le début suscité les interrogations. En effet, depuis l’épisode Christian ( ajouté à celui Miranda) les supporters marines et blancs sont plutôt méfiants vis-à-vis des Brésiliens qui foulent le sol girondin. Pourtant, l’attaquant arrivait en France avec une solide réputation de buteur ( 15 buts en 19 matchs au Brésil cette saison) et le fait qu’il ait été supervisé par plusieurs clubs réputés ( Lyon par exemple) avait de quoi rassurer les plus dubitatifs des observateurs. Confiant, le joueur déclarait à son arrivée en France qu’il se sentait capable de s’imposer en France et qu’il était là pour « gagner des titres et faire plaisir au public de Chaban ».
Près de neuf mois plus tard, la montagne a accouché d’une souris si l’on peut dire. Avec 4 buts inscrits en 27 matchs, les statistiques de Deivid sont loin d’être impressionnantes tout comme, et c’est peut-être là le plus inquiétant, ses prestations, souvent qualifiées de fantomatiques…
Tout semblait plutôt bien commencer pour lui, avec un but face à Auxerre lors de la deuxième journée de championnat. Associé en pointe à Darcheville, le Brésilien avait alors livré un bon match. C’était pourtant l’une des dernières fois où l’on pouvait apercevoir le numéro 18 sous un jour positif. En effet, souvent positionné derrière le Guyanais par Elie Baup il peine à s’imposer et est bien trop souvent isolé pour tirer son épingle du jeu serré des défenses hexagonales. Le départ du technicien à la casquette n’arrangera pourtant en rien ses affaires, puisque, dès son arrivée, Pavon lui a confié qu’il ne l’imaginait que dans un rôle de doublure de Darcheville. Difficile dans ce cas de se sentir en confiance…
Pourtant Deivid s’accroche, refusant même un prêt à l’Espanyol Barcelone en janvier pour s’imposer en profitant des départs à la CAN de Feindouno et Chamakh. Conjuguées à la blessure de Darcheville, ces absences ont en effet permis à Deivid de retrouver un temps de jeu conséquent et de réaliser des prestations de très bonnes factures, qui auraient méritées d’être récompensées par un but ( contre Nantes et Sochaux notamment). Etrangement, ce match à Sochaux où Deivid a réalisé « une très bonne prestation d ’attaquant » dixit Pavon, a été le dernier où l’on a pu voir le Brésilien évoluer dans de bonnes conditions. En effet, il ne retrouvera plus le terrain que pour un pathétique match à Ajaccio où il fut totalement isolé en pointe. Pavon semblant privilégier un frileux schéma tactique avec un seul attaquant, c’est en effet le jeune Chamakh que l’on retrouve le plus souvent à la pointe de l’attaque bordelaise. Absent du groupe pendnat plusieurs matchs, e club a alors affirmé que l’absence de Deivid était due à une blessure aux adducteurs. Pourtant, cette blessure semble plus diplomatique que réelle, puisque le brésilien a participé à la majorité des entraînements avec le reste du groupe, sans sembler être gêné par une quelconque blessure…
Au milieu de ce sombre tableau, une étoile semble pourtant briller : Mestalla, le stade du FC Valence. En effet, Chamakh suspendu, Darcheville blessé, Franco encore loin du niveau européen, seul Deivid semble en mesure d’être aligné en attaque lors du quart de finale retour de coupe de l’UEFA à Valence. Quasiment éliminés, les bordelais iront en Espagne sans pression, prêts à réaliser l’exploit. Deivid pourrait alors être l’instrument de la vengeance girondine et trouver en Mestalla le lieu de sa rédemption…