½ finale de CdL
Strasbourg 1-0 ASSE
Quelle désillusion !
Comme la saison dernière, l’ASSE a manqué la dernière marche. Trop crispés et en panne de jus et d’imagination, les Verts, malgré une belle réaction, ont subi la loi des Alsaciens. Le rêve du Stade de France s’est envolé. Rageant !
Le grand soir était enfin arrivé ! Après 24 heures de tergiversation, l’arbitre M. Viléo, avait levé, dans la matinée, les dernières incertitudes. Le redoux avait confirmé la praticabilité de la pelouse de la Meinau. Place était enfin donné au jeu. Incapables de se départager en championnat ( match aller et retour 1-1), Stéphanois et Strasbourgeois se retrouvaient pour une «belle» à l’enjeux suprême et historique pour l’ASSE : une place pour la finale de la Coupe de la Ligue.
Recalés avec les honneurs, la saison dernière, sur cette dernière marche avant le Stade de France par les Lionceaux Sochaliens, les coéquipiers de Julien Sablé avaient bien l’intention de conjurer ce douloureux souvenir. «Ce sera un gros match. Peu importe la manière, faut passer» avait prévenu Jérémie Janot. En stage à Vence et à Cannes le week-end dernier, les Verts ont pu se concentrer sur cet excitant objectif, qui ne constitue pas la priorité absolue avouée de cette saison : un bon maintien en championnat.
En face, les Strasbourgeois des revenants Niang et Johansen, mal en points en championnat, rêvaient de s’offrir un coin de ciel bleu. Invaincus à domicile depuis le retour de Duguépéroux, les Alsaciens étaient de terribles compétiteurs.
Strasbourg plus percutant
Dans un stade de la Meinau à moitié plein mais rythmé par les supporters stéphanois, les Verts, alignés en équipe type avec trois têtes chercheuses en attaque Feindouno-Mendy-Piquionne, cherchaient d’abord à trouver leurs marques. Sans exercer un pressing étouffant, Strasbourg commençait le plus fort. Une tête décroisée de Pagis fut bloquée par Janot ( 2e). Bien décalé par Niang, l’attaquant alsacien fit encore se coucher le gardien stéphanois ( 9e). Un centre fuyant de Niang entraîna un instant de panique dans la défense stéphanoise ( 13e). Deux minutes plus tard, Johansen enchaîna un bon contrôle et une frappe trop aérienne.
Visiblement crispés, les Verts s’enhardissaient un peu et posaient leurs empreintes dans le camp adverse. Après une bonne remise de Piquionne, Hellebuyck s’essaya à une reprise déviée en corner ( 17e). Puis, Camara ne fut pas loin de devancer une sortie hasardeuse de Vercoutre ( 26e).
Plus percutant, Strasbourg s’offrit l’occasion la plus franche de ces 45 premières minutes. Idéalement démarqué par Farnerud, Niang accéléra, se présenta devant Janot et, pourtant en bonne position de tir, préféra centrer. Un mauvais choix qui surprit Pagis, trop court ( 31e). Trois minutes plus tard, l’attaquant sénégalais ne fut pas loin de se racheter mais sa frappe puissante fut repoussée par Janot. En fin de première mi-temps, lancé par Hellebuyck, Feindouno fut repris in extremis sans cadrer son petit coup de patte ( 43e).
Farnerud trouve la faille
Au retour des vestiaires, Strasbourg repartait sur les mêmes bases. Un coup de tête trop mou de Niang ( 46e) et un hors-jeu limite de Farnerud ( 49e) illustraient les bonnes intentions alsaciennes. A force de pousser, les Strasbourgeois étaient récompensés de leurs efforts. Bien décalé par Pagis, Farnerud glissa le ballon hors de portée de Janot ( 54e).
Obligée de courir après le score, l’ASSE changea son fusil d’épaule et d’organisation tactique avec l’entrée de Compan. Un missile de Hellebuyck passa au-dessus ( 60e). Clairement, les Stéphanois avaient pris le contrôle de jeu mais manquait de percussion et d’imagination offensive. Strasbourg ne s’affolait pas. Un coup tête puissant de Pagis n’attrapa pas le cadre ( 65e).
En pressant plus haut, les Stéphanois se donnaient les moyens d’une égalisation. A la limite du hors-jeu, Hognon manqua sa frappe. Une longue ouverture de Zokora mit sur orbite Compan. L’attaquant stéphanois devança la sortie de Vercoutre mais sa petite pichenette alla mourir de peu à côté.
Dans les dix dernières minutes, l’ASSE jeta toutes ses forces dans la bataille. Sablé s’arracha mais buta encore Vercoutre ( 83e)…en vain.
Sûrement trop crispés par l’enjeu, les Verts, qui n’ont pas montré leur vrai visage, ont vu s’envoler leur rêve de Stade de France…et tous leurs supporters aussi. Quelle désillusion !
A Strasbourg, stade de la Meinau, 11487 spectateurs
Arbitre : M. Viléo
Score à la mi-temps : 0-0
Buts : Farnerud ( 55e) pour Strasbourg
Avertissements : Devaux ( 44e) pour Strasbourg ; Diawara ( 45e), Zokora ( 77e), Marin ( 89e) pour l´ASSE
Strasbourg : Vercoutre, Boka, Hagui, Devaux ( 44e), Lacour, Johansen ( puis Camadini 88e), Abdessadki, Farnerud ( puis Le Pen 73e), Bassilla ( puis Keita 78e), Pagis ( cap), Niang. Entr. Duguéperoux
ASSE : Janot ( cap), Diawara, Hognon, Camara, Ilunga, Zokora, Sablé, Hellebuyck ( puis Marin 80e), Feindouno, Piquionne, Mendy ( puis Compan 59e). Entr. Baup.