Y a-t-il beaucoup de hooligans en France ?
P. L. : Il y a plutôt des clubs dont certains supporteurs peuvent poser problème. Au PSG, il y a un noyau dur de 50 personnes, qui peut monter jusqu’à 200 selon les matchs. A Marseille, il n’y a pas vraiment de supporteurs violents mais plutôt une trentaine de personnes qui peuvent tomber dans l’excès. Enfin, St-Etienne est l’une des équipes dont les supporteurs sont les plus difficiles à maîtriser, particulièrement une soixantaine d’individus.
Comment ce phénomène s’est-il développé en France ?
P. L. : En 1984, lors de France-Angleterre au Parc des Princes, un groupe d’extrémistes parisiens qui n’avaient plus de local a obtenu des places dans les tribunes. Ils ont " gagné leurs galons" en se battant avec les hooligans anglais après le match. Puis, quelques jours après le drame du Heysel, en 1985, certains types situés au-dessus du tableau d’affichage du Parc ont fait le salut nazi. Un journaliste sportif est tombé dans le piège en allant les interviewer, ce qui leur a donné une reconnaissance médiatique. Après le Heysel et l’exclusion des clubs anglais des compétitions européennes, les supporteurs " fanatiques" se sont alors inspirés des Ultras italiens. Chez les Ultras, formés de grandes cliques de 500 à 600 personnes, la violence est rituelle : on la mime. Tandis que les hooligans pratiquent un rituel de la violence : on agit. Le PSG est le seul club français où cohabitent ces deux " traditions" : le Kop de Boulogne incarne le modèle anglais et les Ultras d’Auteuil, le modèle italien.
enfin bref le psg dans toute sa grandeur
tres bon article a lire ici
http://news.tf1.fr/news/sciences/0,,918213,00.html