Mornar : « Je veux retrouver du plaisir »
Ivica Mornar, la dernière recrue rennaise, était présent dans les tribunes samedi pour assister à la victoire de sa nouvelle équipe contre Paris. Il entend s´intégrer et au plus vite retrouver le plaisir de jouer. Philippe Renault
Ivica Mornar, prêté à Rennes pour un an avec option d´achat par le club anglais de Portsmouth, s´entraîne depuis lundi sous ses nouvelles couleurs. Surpris par la jeunesse du groupe breton, il n´en est pas moins séduit. L´attaquant international croate espère bien se relancer et retrouver le plaisir de jouer.
Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le Stade Rennais ?
Je sentais que l´on me voulait vraiment. À la fin je me suis dit que si un club insistait comme cela, je devais l´écouter. Finalement, je ne me suis pas trompé : le discours de Monsieur Dréossi et de l´entraîneur, Laszlo Bölöni, m´a convaincu...
Comment avez-vous vécu les multiples revirements de Portsmouth durant les négociations de votre prêt ?
Un jour, on trouvait un accord, le lendemain tout était remis en question... Mais maintenant, tout cela est derrière moi et je peux me concentrer sur Rennes. J´ai déjà fait une semaine de stage avec Portsmouth, avec trois matches amicaux. Mais au plus fort des négociations, durant les derniers jours, je n´ai rien fait. Je pense que dans deux semaines, cela devrait être bon. On verra déjà comment je me sens avant le match d´Auxerre... C´est l´entraîneur qui décidera... Je ne suis pas venu ici pour faire du tourisme !
Avez-vous discuté avec Laszlo Bölöni du poste que vous allez occuper ?
On a parlé de façon assez générale. Il m´a présenté le groupe, la bonne ambiance... Malgré sa jeunesse, le groupe est très mature. J´ai été d´ailleurs très surpris par le match qu´ils ont fait samedi contre Paris.
Mais à quel poste souhaitez-vous évoluer ?
Je peux jouer comme attaquant axial ou dans le couloir droit.
Quand on regarde votre parcours, on constate que vous avez déjà connu sept clubs dans votre carrière...
J´ai effectivement changé assez souvent. J´ai quitté Split à 21 ans pour l´Allemagne. Il y a eu ensuite des problèmes liés à l´arrêt Bosman. Je me suis retrouvé à Séville, avant que mon entraîneur, Tomislav Ivic, ne me demande de le suivre au Standard de Liège. Je suis alors resté six ans en Belgique. À la fin de mon contrat avec Anderlecht, je ne voulais pas prolonger aux conditions proposées et je voulais me préparer sereinement pour l´Euro et assurer mon avenir. Je me suis donc engagé avec Portsmouth... Mais au mois d´avril, je me suis blessé au quadriceps en match international contre la Turquie. Durant mon absence, mes coéquipiers ont gagné des matches importants et j´ai alors peu joué. C´est malgré tout une bonne expérience. Il fallait la vivre.
Vous arrivez en cours de route, le groupe s´est bien lancé avec une victoire contre Paris. Ne craignez-vous pas de connaître des difficultés pour vous imposer ?
Non, c´est bien ! Ce serait au contraire plus difficile de s´intégrer dans un groupe qui ne tourne pas. Je suis là pour retrouver mon plaisir. Je ne suis pas quelqu´un qui aime beaucoup parler ou qui fait des promesses. Je suis juste sûr que je vais donner mon maximum. Après, on verra ce que ça va donner...
Recueilli par Frédéric LAUNAY.
Ouest-France du mercredi 11 août 2004