L’HOMME CLÉ : MEXÈS (1)

Un but contre son camp (8e), une
faute provoquant le coup franc à
l’origine du deuxième but autrichien
(41e) puis, pour couronner le
tout, une prise par derrière sur Janko
à faire pâlir de jalousie un lutteur
géorgien (71e). Du coup, penalty pour l’Autriche,
3-1, et les dernières illusions abandonnées. Mexès
n’avait pas été très bon en Suède. Hier, il a été très, très
faible.
MANDANDA (4)
s’il n’est pas coupable sur le
premier but autrichien (8e), il
aurait dû en retenir les leçons, anticiper
et s’imposer dans les airs sur
le coup franc à l’origine du second
(41e). Pris à contre-pied sur le
penalty (72e), le successeur de Coupet n’a cependant
pas été très sollicité dans cette rencontre, à part sur
cette sortie aérienne devant Scharner (36e).
SAGNA (4)
Pas grand-chose à reprocher
à son travail défensif, à
l’image de ce retour aussi propre
qu’opportun dans les pieds de
Fuchs (18e), ou de ces quelques
tacles glissés bien sentis. Mais face
à l’Autriche, on attend davantage de ce latéral droit
dans sa contribution offensive. Hier, elle était proche du
néant. Remplacé par GOURCUFF (71e) qui a traversé
les vingt dernières minutes sans éclat.
GALLAS (4)
La qualité de son placement
lui a permis de couper
quelques trajectoires. Battu de la
tête sur l’ouverture du score, il a dû
se sentir bien seul sur le second but
autrichien, où il dévie la frappe
d’Aufhauser. Contrairement à Mexès, il a su passer
devant Janko les rares fois où ce grand gaillard déboulait
dans sa zone. Peut-être aurait-il dû s’en charger un
peu plus…
ÉVRA (5)
Même s’il n’a pas remporté
tous ses duels, il n’a jamais
mis l’équipe en danger et acherché
à se projeter vers l’avant. Deux
centres intéressants pour Benzema
et un autre dévié sur la barre
par Prödl (16e) auraient mérité meilleur sort. Évra a
insisté et finalement offert une passe décisive à Govou
(61e). Moins en vue lors de la dernière demi-heure.
GOVOU (5) 
Comme en Suède, quinze
jours plus tôt, on ne l’a pas
vu en première période. Si, une
fois : lorsqu’il s’est arrêté et a
abandonné Aufhauser qui a pu
marquer à bout portant le deuxième
but autrichien (41e). Etcommeen Suède, il aattaqué
la seconde pied au plancher, décalant parfaitement
Benzema (56e), défendant avec plus de détermination
puis marquant d’une frappe en pivot (61e).
TOULALAN (4) 
Son tacle par-derrière a
offert à l’Autriche un coup
franc à l’origine du premier but.
Comme Gallas, il est battu de la
tête sur cette ouverture du score. À
part une frappe tendue détournée
sur la barre par le gardien (65e), la suite ne sera pas d’un
très haut niveau pour le Lyonnais, qui n’a pas remporté
assez de duels au milieu.
L. DIARRA (4)
Oui, il a remporté quelques
duels dans l’entrejeu, mais
on ne l’a pas souvent vu se glisser
dans l’intervalle et proposer une
solution au porteur du ballon.
Lorsqu’il parvenait à éliminer un
premier rideau, il ne réussissait pas ensuite à décaler un
coéquipier proprement. Sa complémentarité avec Toulalan
n’a pas sauté aux yeux hier soir, surtout lorsque
l’Autriche portait le jeu dans les airs.
NASRI (3)
Entre conduite de balle trop
longue et contrôles pas toujours
ajustés, le remplaçant de
Malouda n’a pas brillé, loin de là.
Premier passeur de l’action amenant
le but de Govou, Nasri n’a pas
assez pesé sur le jeu offensif français et pas vraiment
démontré qu’il était meilleur que Malouda. Remplacé
par ANELKA (79e) qui n’a pas eu l’occasion de se
mettre en évidence.
BENZEMA (5) 
Il a souvent décroché,
recherché le une-deux avec
Henry ou Nasri et tenté d’éliminer
balle au pied. Malheureusement
pour lui, ses dribbles ou ses
frappes n’ont pas connu un grand
succès. Benzema n’a jamais renoncé, a continué de proposer
des solutions mais la réussite n’était pas vraiment
de son côté.
HENRY (3)
Il a patienté vingt-six minutes
avant de frapper au but. Ensuite, le
capitaine des Bleus n’a pas joué
dans le bon tempo. Décroché
quand il fallait rester en pointe, il
est resté en pointe quand il aurait
sans doute été plus judicieux de prendre la profondeur.
Il n’a pas non plus créé de différences balle au pied ni
connu un franc succès dans la dernière passe. Visiblement
aussi peu en jambes qu’inspiré, le capitaine