L´entraîneur néerlandais du PSV Eindhoven, Guus Hiddink, assure que son équipe jouera l´attaque et ne misera pas un 0-0 mercredi face à Lyon en quarts de finale retour de la Ligue des champions, une semaine après avoir décroché un nul prometteur ( 1-1) à Gerland.
«Guus Hiddink, le PSV entamera la partie avec l´avantage d´être qualifié au coup d´envoi. Allez-vous miser sur une tactique attentiste face à un adversaire obligé, lui, de marquer ?
Certes, je ne dois pas rappeler l´importance du but inscrit à Lyon. Mais ce n´est pas un bonus tellement immense. Cela permet un peu d´optimisme mais je n´y vois aucun avantage sur le plan psychologique. Il faudra rester compact, jouer en bloc solide pour empêcher Lyon de s´approcher trop près du but. Mais le nul blanc ne sera pas notre obsession. L´idéal sera de marquer car Lyon marque quasiment toujours un but à l´extérieur.
A l´aller, vous aviez souffert en première période, surtout dans l´entrejeu, avant de refaire surface après la pause. En avez-vous tiré des enseignements ?
Oui. Pour se qualifier, il faudra évoluer au niveau qui fut le nôtre en début de seconde période. Dans la cas contraire, ce sera très difficile. Si nous pouvons maintenir le niveau de notre début de deuxième mi-temps lyonnaise, nous serons suffisamment dangereux pour marquer et nous pourrons alors gérer le match. Nous avons des joueurs d´expérience pour y parvenir. Mais nous avons aussi quelques jeunes qui découvrent le haut niveau. Heureusement, l´esprit de l´équipe est excellent et je pourrai compter sur un groupe de joueurs en pleine forme.
En 1988, le PSV avait remporté la Ligue des champions. Après avoir éliminé une équipe française ( Bordeaux) en quarts de finale, déjà. L´histoire serait-elle en train de se répéter ?
Ce serait fantastique. Mais il ne faut pas comparer les deux époques. Le paysage européen a changé. Les équipes françaises ont pris du coffre et aux Pays-Bas, nous ne pouvons plus rivaliser financièrement avec les gros calibres européens. Mon équipe actuelle possède aussi moins d´expérience que celle que je dirigeais en 1988. Mais il faut y croire. La pression est sur Lyon, qui disputera mercredi l´un des matches les plus importants de son histoire, si j´en crois la presse française. Alors que le PSV a déjà réussi sa saison en atteignant ce niveau de la Ligue des champions. Mais nous sommes des professionnels et l´appétit vient en mangeant et nous nous sommes préparés pour gagner ce match et aller le plus loin possible dans la compétition».