Le cirque ambulant de Paris, en tournée à Strasbourg, a encore connu un succès triomphal en s´inclinant 3-1 à la Meinau.
Après l´effet psychologique, place à l´effet patissier : l´electrochoc qui retombe comme un soufflet... Alors qu´on pensait que Paris ne pouvait faire pire, Laurent Fournier a malheureusement decouvert que rien n´était impossible pour cette équipe.
Dans le rôle des protagonistes, il y a l´imitateur de Beckham sur penalty, à savoir Pauleta qui aurait été plus utile au quinze anglais la semaine dernière qu´au PSG après un pénalty mémorable. Dans le rôle du pied bot, Daniel Ljuboja, qui trouve la transversale à deux mètres des cages. Dans le rôle des clowns, la défense dans son ensemble avec une mention particulière au couloir droit qui dispose des deux meilleurs éléments avec Mendy puis Pichot.
Le PSG, mieux vaut en rire. Car, la crédibilité du club a encore été mise à mal sur la pelouse d´un concurrent direct...pour le maintien. Strasbourg a amplement merité sa victoire mais aurait pu, si la concurrence était en face, être en difficulté. Après le premier but, sur lequel seul Yepes n´a pas compris la stratégie du hors-jeu et qui permet à Niang de marquer, le PSG a l´occasion de réagir de suite après un pénalty provoqué de nouveau par Reinaldo; mais Pauleta, comme à Toulouse, laisse passer l´occasion.
Dès lors, l´après-midi promet d´être longue. L´euphorie du match de Bordeaux est déjà loin; Benachour est discret, la défense retombe dans ses travers, Pauleta est maladroit. Dans ce marasme, Mendy s´illustre en ratant tout ce qu´il entreprend, même les basiques. Avant la mi-temps, il offre un pénalty au RCS et celui-ci est cadré et finit au fond des filets.
La mi-temps voit Ljuboja rentrer à la place d´Ateba. Le dernier, placé milieu défensif, a été inexistant et le premier a trop voulu tirer la couverture sur lui; après la transversale inexplicable, il a continué de jouer la carte personnelle sans être heureux dans ces démarches. Strasbourg, lui, continue d´apparaître comme une équipe de haut de tableau avec un duo complémentaire en attaque et une défense qui ne tombe pas dans les pièges ( terme bien relatif) posés par le secteur offensif : pour l´anecdote, Abdessadki, seul dans l´entrejeu,n´est pas attaqué par la défense et voit un boulevard entre les vingt metres et les cages, qu´il ne manque pas de combler.
Pour l´anecdote également, Paris se mettra à réagir à partir de la 80e minute de jeu, après la rentrée de Semak notamment : c´est lui qui centre pour un cafouillage dans lequel Cassard, Pauleta, Lacour, Ljuboja se battent pour faire rentrer un ballon lent. Mais la réaction est bien insuffisante et rien ne changera et c´est normal.
Le PSG n´a toujours pas gagné en championnat en 2005 et on espère que pour Fournier, les solutions prises seront radicales car Paris ne peut pas finir le championnat en roue libre car le danger est bel et bien là : il y a beaucoup de choses à changer et dans l´optique du futur, il faut prendre les devant dès maintenant.
Source,infoPSG