A onze contre dix, le PSG a continué à souffrir et à être dominé jusqu´au deuxième évènement du match : l´entrée en jeu de Selim Benachour à la place du Russe Semak, pourtant loin d´être le plus mauvais sur le terrain. Malgré son temps de jeu famélique depuis le début de saison, l´international tunisien a métamorphosé le jeu du PSG. Il a fait une entrée autoritaire, apportant technique et vivacité, choses qui avaient disparu du vocabulaire parisiens ces derniers mois. Avec tout un panel de passes courtes et longues, Benachour a servi Yepes pour l´égalisation à quatre minutes de la fin. Le PSG avait fait le plus dur, d´autant que Bordeaux, en infériorité numérique et à bout de souffle, s´est écroulé lors de la prolongation. C´est à ce moment que le monument Pauleta a une nouvelle fois fait parler sa vista en signant un doublé, scellant du même coup la qualification face à son ancien club.
Benachour a tout changé
Si l´issue s´est révélée heureuse et même logique sur l´ensemble de la partie, ce fut, une nouvelle fois, une victoire laborieuse et obtenue dans la douleur. Là où tout le monde attendait et scrutait le moindre sursaut d´orgueil pour la première de Laurent Fournier, il ne s´est rien passé, tout du moins pas en début de match. Rien qui ne puisse dire que Paris avait retrouvé l´envie de jouer, soulagé par un changement d´entraîneur devenu inéluctable. Le spectre du coach franco-bosniaque a continué à planer sur le Parc des Princes pendant plus d´une période. Comme face à Moscou ( 1-3) ou plus récemment face à Lens ( 0-2), les Parisiens ont subi le jeu à une touche des Bordelais, Meriem et Francia en tête, en faisant preuve d´une incroyable léthargie. Quelle différence avec l´équipe alignée contre Lens, huit jours plus tôt ? Aucune, et c´est bien là la « première surprise » concoctée par Laurent Fournier. L´ancien entraîneur de Bastia a jaugé son équipe pendant une heure avant de lancer dans le bain Selim Benachour, son joker. Peu utilisé tour à tour par Fernandez et Halilhodzic, le Tunisien a ressuscité et il pourrait bien être l´homme de la fin de saison du PSG...sans oublier Pauleta, le joueur toujours présent et efficace, même en ne touchant qu´un nombre infime de ballon.