Foot - L1 - Nantes : Amisse dénonce un complot
Loïc Amisse, licencié du FC Nantes, a donné à " L´Equipe" de mercredi sa version des faits sur la crise interne qui secoue le club depuis les déclarations de Mickaël Landreau dans " France Football". Sans surprise, l´ex-entraîneur s´en prend à son gardien et capitaine, mais aussi au directeur sportif Robert Budzynski et au directeur général Eric Leport.
«Il y avait un complot là-dessous», déclare Amisse, en référence à la rebellion des joueurs à son encontre. «Suite aux déclarations de Mickaël ( Landreau), je l´avais convoqué dans mon bureau, raconte-t-il. Je voulais le pénaliser d´une sanction sportive de trois jours. Il m´a demandé de l´annoncer au groupe et tout s´est enchaîné. ( ...) Ça n´avait rien de spontané. J´en suis convaincu. » L´ex-entraîneur nantais, qui rappelle avoir «trente-cinq ans» de maison, déplore d´avoir été associé à son président Jean-Luc Gripond dans l´esprit de ses hommes.
«J´ai quelques valeurs et notamment ( ...) le respect de la hiérarchie, indique-t-il. J´affirme que Gripond n´est jamais intervenu dans le domaine sportif ( ...). Je lui rendais des comptes, quoi de plus normal ? Moi, je ne suis pas toujours allé dans le sens des joueurs. Vu les tensions de Micka avec le président, ils en ont conclu que je n´étais pas solidaire.» Amisse ne croit pas que la sortie médiatique de son gardien était purement désintéressée «Landreau est attaché au club mais il veut tout le pouvoir », clame-t-il.
Son fiel le plus acide, Amisse le réserve pourtant au directeur sportif Robert Budzynski, auquel il attribue les recrutements manqués de Bratu, Caceres et Capoue. «Je lui ai déjà dit ses quatre vérités. Il approche de la retraite ; le football a évolué, lui n´a pas suivi, dit Loïc Amisse. Il ne m´a jamais soutenu alors que c´est le garant du sportif. ( ...) Il est intelligent : il va où souffle le vent. ( ...) On comprend pourquoi il est dans le circuit depuis quarante ans.» Eric Leport est cité au titre de son «incompétence», qui serait à l´origine de l´imbroglio administratif ayant retardé l´arrivée de Viveros de deux mois.
Sur sa propre responsabilité, Loïc Amisse concède un manque d´autorité, permis entre autres par le départ de cadres comme Moldovan, Berson ou Gillet, «une erreur qui a permis l´action ( de Landreau)». «On a été trop gentils, détaille-t-il. L´an passé, on était plus rigoureux. On aurait dû rester nous-mêmes, garder la même exigence. On a voulu laisser plus de liberté d´expression à un groupe rajeuni pour le sécuriser. Mais si tu ouvres la brèche...».
Loïc Amisse pourrait ajouter un homme à la liste de ses bourreaux : Serge Dassault. Le patron de la Socpresse, propriétaire du FC Nantes, a directement décidé de son sort à en croire ses déclarations dans les colonnes de " L´Equipe". «Comme tout le monde était contre l´entraîneur, j´ai donné mon accord pour en changer. Comment faire autrement ? ». Il demande à ses hommes «d´arrêter de s´engueuler». Puis dans un hommage aussi vibrant qu´expert au football, il rappelle son souhait de «gagner de l´argent» avec le FCNA et demande «aux joueurs de marquer des buts et au gardien de les arrêter».
ça s´arrange pas . ...
vous l´avez lu l´interview de landreau ? ?