France: Alain Juppé condamné à 14 mois avec sursis et un an d´inéligibilité
PARIS ( AFP), le 01-12-2004
L´ancien Premier ministre Alain Juppé a été condamné mercredi à 14 mois de prison avec sursis et une peine complémentaire d´un an d´inéligibilité par la cour d´appel de Versailles, qui l´a reconnu coupable de " prise illégale d´intérêt".
La peine d´inéligibilité contraint M. Juppé à démissionner de son mandat de maire de Bordeaux et de président de sa Communauté urbaine. Le fait qu´il ne soit condamné qu´à un an d´inéligibilité peut remettre en course l´ancien président de l´UMP pour la présidentielle de 2007.
Me Francis Szpiner a indiqué que son client " ne fera pas de pourvoi en cassation et réservera ses explications aux Bordelais sur ce qu´il fera à la suite de ce jugement". Sauf si M. Juppé changeait d´avis et décidait de se pourvoir, la peine est donc définitive.
Alain Juppé, 59 ans, a été reconnu coupable d´avoir, en tant qu´ex-secrétaire général du RPR ( 1988-1995) et adjoint aux finances à la mairie de Paris ( 1983-1995), couvert la rémunération par la Ville de six personnes qui travaillaient en réalité pour le parti gaulliste.
Les cinq autres prévenus rejugés avec M. Juppé ont été condamnés à des peines allant de 9 à 12 mois avec sursis, plus légères que le jugement de première instance:
- Robert Galley, ancien trésorier du RPR ( 1984-1990) à 9 mois de prison avec sursis contre 14 mois avec sursis en première instance
- Jacques Boyon, ancien trésorier du RPR ( 1991-1993) à 12 mois de prison avec sursis contre 14 mois avec sursis en première instance
- Antoine Joly, ancien directeur administratif et financier du RPR à 9 mois avec sursis contre 12 mois avec sursis infligés par le tribunal correctionnel de Nanterre en janvier dernier
- Patrick Stéfanini, ex-directeur du cabinet d´Alain Juppé ( 1993-1995) à dix mois de prison avec sursis et la non-inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire contre 12 mois avec sursis en première instance.
- Louis-Yvonne Casetta à 10 mois de prison avec sursis contre 14 mois avec sursis en première instance.
Arrivé au palais de justice avec son épouse Isabelle et ses avocats peu avant 14H00, M. Juppé, vêtu d´une veste pied-de-poule sur une chemise bleue et une cravate rose, n´a fait aucune déclaration à l´issue de l´énoncé de l´arrêt.
L´accusation avait requis une peine de 18 mois de prison avec sursis et 2 ans d´inéligibilité contre lui. L´avocat général Daniel Renaut avait basé toute son argumentation sur cette conviction acquise au fil de l´audience : Alain Juppé " ne pouvait ignorer" que son parti, entre 1990 et 1995, avait recours à des emplois fictifs.
La peine requise était cependant inférieure à celle prononcée par le tribunal correctionnel de Nanterre le 30 janvier dernier, à savoir 18 mois avec sursis et 10 ans d´inéligibilité.
" Bouleversé" par cette sanction, mais aussi par les motivations " terribles" du jugement qui stipulait qu´il avait " trahi la confiance du peuple français", Alain Juppé a depuis démissionné de la présidence de l´UMP et de son siège de député, ne conservant que la mairie de Bordeaux et la présidence de la communauté urbaine.
Tout au long du procès en appel, qui a démarré le 13 octobre, il avait martelé, comme il l´avait fait à Nanterre, que les employés retenus par l´accusation travaillaient " effectivement" pour la ville, n´exerçant pour le RPR que des activités " bénévoles" et " militantes".
De son côté, l´accusation avait estimé que " M. Juppé savait que l´exercice par ces collaborateurs-là d´une éventuelle activité pour la ville de Paris qui les rémunérait ne pouvait être qu´inexistante, accessoire, ou au mieux partielle".
pour tout ça , cet ******* va s´en sortir avec 14 mois de prisons avec sursis autrement dit " que dalle" ça m´enerve
ce sont vraiment des excrots pire que la mafia , allez sus au parrain chirac , argh j´ai la rage 