selon un journaliste de jeux video:
J’étais assez sceptique sur le Live de PES 4. Personne ne savait vraiment ce qu’il allait comporter, et vu l’expérience de Konami en la matière ( c’est à dire pas grand chose), il y avait de quoi être craintif. Ma première partie hier soir fut donc un optimatch contre un français. Il hébergeait la partie. Sa première phrase fut : « c’est la première fois que je touche au jeu ». Mes petits yeux pétillèrent de joie en pensant à la large défaite que j’allais lui infliger. Nous nous lançons donc dans la partie. La sélection des équipes se déroule très bien, nous mettons au point notre formation, et c’est parti pour le coup d’envoi. Je retiens mon souffle en priant pour que ça ne lag pas. Ca y est, l’engagement a lieu. Je cours un peu partout. Rien à signaler. Rassuré, je commence jouer. Le match passe… Résultat : 0-0, alors que mon adversaire ne savait pas jouer. Bizarre. Nous faisons une revanche où il continue à héberger la partie. Et là, c’est le drame…
Il vous faut savoir que le jeu donne un avantage conséquent au joueur qui héberge. Ce dernier a l’impression de jouer contre la console. Les commandes s’exécutent instantanément, il peut construire son jeu, bref, c’est le pied. Oui, mais pour l’adversaire, c’est un cauchemar sans précédent. En fait, vous ne percevrez pas de ralentissement, mais un temps de latence dans l’exécution de vos actions. Vous voulez faire une passe ? Le ballon partira de vos pieds avec un temps de retard. Vous voulez prendre le ballon des pieds de votre adversaire ? C’est quasi impossible. Défendre est une utopie. Oubliez le jeu aérien. Quant à marquer plus d’un but à votre adversaire… Cela relève du miracle s’il touche un tout petit peu le jeu. Mais il y a encore pire. Sur les tirs, les coups francs ou les corners, vous ne voyez pas votre jauge de tir. Vous ne pouvez donc jamais doser ceux-ci comme vous l’entendez…
Pour en avoir le cœur net, j’ai enchaîné les parties avec l’ami Krapulax du forum. Son niveau sur ce jeu est supérieur au mien. Nous avons fait 4 matchs, chacun en hébergeant à tour de rôle. Résultat des opérations : Quand Krapulax hébergeait, victoire de Krapulax sur un score sans appel. Quand Prune hébergeait, victoire de Prune sur un score étriqué.
Vous avez donc compris que l’avantage serveur est déterminant. De ce fait, tout amateur de PES ne pourra que s’énerver. Celui qui n’y a jamais joué s’en rendra compte au fur et à mesure où son niveau de jeu s´améliorera.
A moins que vous ne souhaitiez constamment héberger les parties, votre expérience sera vraiment mitigée, à savoir géniale quand vous êtes host et frustrante quand vous ne l’êtes pas. Le seul critère objectif qui peut être mis en avant est le suivant : Prend-on plaisir à jouer ? C’est un fou absolu de PES qui vous répond : Non.
Il ne nous reste plus qu’à espérer que Konami réalise une mise à jour remédiant à ce phénomène assez rapidement. Dans le cas contraire, un destin funeste attend le jeu.
Un jeu à acheter ou pas ?
Là, la réponse est catégorique : Evidemment. Tout d’abord, si le mode Live est franchement raté, rien ne nous prouve qu’il ne s’améliorera pas à court ou moyen terme. Ensuite, le jeu en solo est toujours aussi bon. Personnellement, le plantage en Live m’embête un peu, mais je sais déjà que la Master League va m’occuper plusieurs centaines d’heures, ce qui fait que je suis satisfait du jeu à 90%… Tous ceux qui aiment PES peuvent donc se ruer dans les boutiques. Ils trouveront un jeu graphiquement plus fin que sur PS2, sans ralentissements dans la surface de réparation et très jouable à la manette Xbox. N’est-ce pas là l’essentiel ?