ou encore..... tjs la meme source
C’était reculer pour mieux sauter
Comme Alain Perrin, débarqué quelques jours avant un match contre le PSG, José Anigo ne se sera pas lui non plus remis du passage du PSG au stade Vélodrome. Malgré une finale de C3 la saison dernière, le Minot, privé de Didier Drogba cet été , n’aura jamais vraiment trouvé sa place à Marseille.
Janvier 2004 a marqué la fin du règne d’Alain Perrin à la tête de l’OM. L’ancien entraîneur de Troyes, conspué à chacune de ses dernières sorties par le public du Vélodrome, quittait alors Marseille par la petite porte. Avec un effectif modeste, Perrin avait pourtant réussi à conduire l’OM en Ligue des Champions la saison précédente. Mais les mots ne passaient plus entre l’entraîneur marseillais et son président Christophe Bouchet. La séparation officielle a lieu le 14 janvier, date à laquelle José Anigo est intronisé aux commandes de l’équipe. Marseille, alors sixième et éliminé de la C1, mais encore en lice en Coupe de l’UEFA, s’apprête à recevoir le PSG en Coupe de France.
Les supporters de l’OM réclamaient depuis longtemps le retour d’un vrai Marseillais pour diriger leur équipe. Bouchet les a entendus et il confie les rênes à cet ancien défenseur du club. Dès ce début d’année 2004, les espoirs marseillais reposent donc essentiellement sur les épaules d’un homme du crû, âgé de 44 ans à l’époque. Une seule Coupe Gambardella à son palmarès, Anigo s’adapte rapidement à une équipe dont il n’a été que l’entraîneur intérimaire entre juillet et août 2001. Bien aidé par la deuxième partie de saison exceptionnelle de son buteur ivoirien Didier Drogba, Marseille s’accroche à l’arrivée à une septième place, à laquelle les cinquième et sixième défaites consécutives contre le PSG laissent un goût amer.
Un recrutement décevant
Après s’être offert les prestigieux scalps de Liverpool, l’Inter Milan et Newcastle, l’OM, reversé en C3 au stade des huitièmes de finale, compte sur la finale de Göteborg contre les Espagnols de Valence pour redorer une saison pas vraiment satisfaisante sur le plan national. Malheureusement, Barthez est expulsé et Valence ne laisse pas passer l’occasion pour l’emporter. Après un long jeu du chat et de la souris, tout va alors s’enchaîner pour José Anigo. Marseille ne peut refuser l’offre mirobolante de Chelsea pour Drogba et le Minot perd son atout n°1. Les 36 M€ lâchés par les Blues pour obtenir les services de la révélation du championnat doivent permettre aux dirigeants marseillais de compenser la « Drogba-dépendance ».
Pourtant, lorsque le championnat reprend, les supporters ont de quoi être déçus. Au lieu des stars annoncées ( Koller, Ibrahimovic, Eto’o), le Vélodrome accueille un jeune retraité des Bleus, Bixente Lizarazu, et plusieurs « gloires » du championnat de Ligue 1 : Pedretti, Bamogo, Eduardo Costa, Luyindula ou Déhu. Déçus du recrutement ( ce n’est pas l’arrivée de l’ancien Parisien Fiorèse ensuite qui ramènera le calme, bien au contraire), les fans attendent tout de même de voir ce que cela va donner sur le terrain. Ils ne vont pas être déçus. Il y a bien ces deux premières victoires de la saison au Vélodrome qui laissent un temps croire aux supporters qu’ils se sont peut-être trompés. Mais cinq journées plus tard, Marseille n’est plus que onzième et la crise s’installe progressivement, malgré les légers sursauts d’orgueil de l’équipe qui la reconduisent dans le haut du tableau. Sa place, José Anigo la perd en fait après les deux nouvelles défaites de l’OM face à l’éternel rival, le PSG. L’ancien coach d’Endoume, honteux, reçoit le soutien des joueurs mais il n’y est plus. Refusée le 10 novembre, la démission d’Anigo sera acceptée douze jours plus tard par le président Bouchet. Après une énième défaite contre Ajaccio…
et au prochain numero de trapezistes l´arrivée de santini