FOOTBALL. Les coulisses mouvementées d´OM - PSG
Altercation Alonzo-Anigo, injures, intimidations : l´ambiance a été électrique et déplaisante, sur le terrain et dans les couloirs du Stade-Vélodrome, mercredi. Hier, sans en rajouter, les Parisiens sont revenus sur ces événements.
ah lala le fils de pute d´Anigo, après il joue l´hypocrite dev
UNE IMAGE. Une seule. Mercredi soir, au Stade-Vélodrome, au coup de sifflet final du 16 e de finale de Coupe de la Ligue OM - PSG ( 2-3), Jérôme Alonzo masque sa bouche avec ses mains gantées.
Ce geste semble manifester un vrai dépit, alors qu´au même instant, ses camarades et le staff parisien exultent après leur qualification. Marqué par une très vive altercation d´avant-match, au retour de l´échauffement, dans les couloirs du stade, avec José Anigo, l´entraîneur marseillais, le gardien parisien n´a visiblement pas digéré. Selon plusieurs témoins, Anigo et Alonzo se sont expliqué de près, comme cela se déroule parfois dans le sud de la France, avant d´être séparés. L´entraîneur marseillais n´a pu être joint, hier, pour donner sa version de l´histoire.
« On doit donner une meilleure image de ces gros matchs » Interrogé hier matin, le gardien parisien a souhaité « ne pas en rajouter ». Il s´est pourtant davantage épanché devant la caméra de TPS Star : « Il se passe des choses avant et pendant un match qui, parfois, peuvent enlever le plaisir. Il y a des fois, on se demande si c´est bien le métier qu´on aime. Oui, parfois la fête est moins belle. » Hier midi encore, l´émotion du gardien de but, né à Menton et passé par l´OM, était toujours palpable. « Il y a eu quelques altercations verbales dans le couloir, raconte Stéphane Pichot. On s´était préparé à une réception un peu houleuse. Ça nous a mis dans le match. » Témoin des événements, Selim Benachour confirme : « Ils ont essayé de nous impressionner, nous glissant deux-trois mots dans le couloir. Jérôme a été insulté. On est restés groupés autour de lui. On a calmé les esprits. Mais j´ai bien vu, sur le coup, que Jérôme était blessé.Cela nous a encore plus motivés. » Quant à Bernard Mendy, il a encore en mémoire les quelques mots « délicats » que lui a adressés Bixente Lizarazu : « Je ne veux pas envenimer les choses, avoue le Parisien. Mais ce que j´ai vu et entendu a dépassé tout ce que j´avais vécu jusqu´à présent avec les Marseillais. » Il faut toutefois replacer ces dérapages dans le contexte marseillais actuel, particulièrement bouillant. La crise de résultats et la défaite ( 2-1) de dimanche dernier, en championnat, n´a pas été digérée par les supporters phocéens. Tous ces éléments, ajoutés à l´opposition marquée entre les deux clubs, concourent à accroître la pression. « On doit donner une meilleure image de ces gros matchs », regrette Frédéric Thiriez. « La rivalité sportive, c´est très bien, mais il ne faut jamais oublier que l´on joue au ballon, ajoute le président de la Ligue. C´est une fête, pas la guerre. Et elle a été gâchée par une poignée de fanatiques. Il y a encore du boulot et des efforts à effectuer de part et d´autre. » Il faut espérer que lors du Marseille - PSG du 2 avril, en championnat, seul le football fasse débat.