Le joueur de l´Ouest : Olivier Sorlin ( Stade Rennais)
Auteur d´un doublé face à Istres, Olivier Sorlin ( à gauche), ici félicité par son capitaine Cyril Jeunechamp, a réalisé une grosse prestation en milieu de terrain. Philippe Renault
Ligue 1. Auteur d´un doublé samedi, Olivier Sorlin a également été omniprésent dans le jeu face à Istres. Très régulier, il s´impose désormais comme un joueur incontournable dans l´entre-jeu rennais.
Le terrain de la route de Lorient est devenu le jardin d´Olivier Sorlin. Le Rennais y cultive les fruits de la réussite. Patiemment mais sûrement sur l´arbre de la sagesse. Samedi soir, face à Istres, s´il a encore été omniprésent, dans le jeu, l´ancien international espoir, arrivé de Montpellier en Bretagne en 2001, a été l´auteur d´un doublé. Une première fois à la suite d´un centre parfaitement dosé par Alexander Frei. Une seconde après un service de Cyril Jeunechamp, son capitaine. Il avait déjà marqué contre le Paris SG lors de la première journée de ce championnat. « C´est une bonne soirée, même si nous avons pris les trois points dans la douleur. À 2-0, nous devons plier le match. Nous devenons fébriles », alors que le Stade Rennais se trouvait dans l´obligation de s´imposer face à un adversaire qui n´avait pas encore remporté le moindre match depuis son arrivée en L1, cette saison.
« Nous souhaitions ouvrir le score très rapidement car nous avions en mémoire les matches contre Caen et Toulouse. » Ils ne constituent pas forcément de bons souvenirs pour les Bretons. « Cependant, nous avons vu de bonnes choses dans la circulation. » Et ce Stéphanois d´origine a tenu un rôle important quand, durant le premier quart d´heure et par intermittence ensuite, les Bretons ont déroulé leur jeu de manière fluide. Disponible, offrant des positions intéressantes, infatigable, Olivier Sorlin ne cesse désormais de démontrer à Laszlo Bölöni, son entraîneur, qu´il a bien sa place dans cette formation avec laquelle il sera en fin de contrat en juin prochain. « C´est vrai que cela n´a pas été facile quand je n´étais pas dans le groupe. Six mois à ne rien faire c´est difficile. Alors quand on joue, tout va bien. Puis quand on marque, c´est encore mieux. »
Le double buteur d´un soir, qui a trouvé le chemin des filets à douze reprises depuis ses débuts en L1, lors de Lyon - Montpellier le 31 juillet 1999, affiche un large sourire. Ce garçon de 25 ans est sensible, le moral est important pour lui. Ainsi, quand le Croate Ivica Mornar a signé chez les Rouge et Noir à l´intersaison, celui qui a débuté chez les professionnels à Valence, en D2, en 1997, s´attendait à retrouver fréquemment le banc des remplaçants, au mieux. Depuis, il a disputé quinze rencontres sur seize avec les Rouge et Noir. De quoi se montrer satisfait alors qu´il a, récemment, figuré sur les tablettes de l´AS Monaco.
Didier CHEVALIER.