Muré dans un silence pesant depuis plusieurs semaines, Vahid Halilhodzic a retrouvé sa voix. Dans un entretien au " Figaro" publié ce mercredi, l´entraîneur du Paris Saint-Germain fait le point sur le début de saison catastrophique de son équipe.
Seizième à neuf points du leader lillois, le PSG 2004-2005 enregistre l´une des plus mauvaises entames de son histoire. Et quand il s´agit de désigner les coupables " Coach Vahid" n´y va pas par quatre chemins : «Je suis le premier responsable de ce début de saison raté. Ma grande erreur, c´est de ne pas avoir vu naître les conflits entre les joueurs. Je n´ai pas vu ce qu´il se passait dans les vestiaires», confie-t-il.
L´ambiance délétère qui régnait au Camp des Loges aurait contaminé tout le groupe, sans épargner les recrues. «Yepes n´est pas devenu un mauvais joueur du jour au lendemain. Mario a été déstabilisé par certaines critiques émanant du groupe. Certains lui ont fait comprendre qu´il n´avait rien à faire à Paris», regrette le technicien bosniaque.
L´incroyable retour effectué la saison passée, la victoire en Coupe de France et la qualification pour la Ligue des champions auraient-ils contribué à un pétage de plomb général ? Halilhodzic n´est pas loin de le penser : «Tout le monde a pris la grosse tête. Moi aussi, peut-être. Certains ont radicalement changé d´attitude. Ils se sont pris pour les meilleurs du monde.» Seuls Pauleta et José Pierre-Fanfan sont exempts de toute critique : «Ils restent des leaders, ils sont modestes. Si tout le monde était comme eux, ce serait bien. Quand les relations entre les gens ne sont pas sincères, ça ne peut pas marcher.»
Après avoir reconnu que son groupe avait fait preuve de solidarité lors de la victoire à Bastia ( 2-1), Halilhodzic prône désormais la prudence. Son groupe n´est pas encore sorti d´affaire, mais il tentera de le faire avec les moyens du bord. «On ne peut pas lutter avec des clubs comme Monaco, compte tenu du bilan dont on a hérité», précise-t-il quand même. Quant à son avenir, l´entraîneur parisien ne l´envisage pas ailleurs qu´à Paris . «Je ne démissionnerai jamais, assène-t-il. Si le PSG n´a pas explosé cette fois c´est qu´il y a une vraie relation entre le coach et le président.»
C´est sa les footballeurs de maintenant ils choppent facilement la grosse tete 