Depuis une semaine, Vahid Halilhodzic refuse de se présenter devant la presse. Une attitude qui commence à agacer les journalistes et qui écorne l’image d’un entraîneur apprécié pour sa franchise. Mais ce long silence pourrait également être interprété comme les prémices d’une résignation.
La scène est inhabituelle. Surprenante même. Depuis deux matchs, Vahid Halilhodzic avait pris l’habitude de demeurer longuement prostré sur son banc de touche. Consterné par les défaites ( 3-0 face à Chelsea et 1-0 face à Monaco) et par la situation catastrophique de son équipe. Mais mercredi soir, à l’issue d’un Lens-PSG au dénouement décevant pour sa formation, l’entraîneur bosniaque s’est levé. D’un pas décidé, il s’est dirigé vers les six cents supporters parisiens présents dans les tribunes de Bollaert et leur a demandé de retirer une banderole réclamant la démission de Francis Graille.
Le court dialogue instauré avec les fidèles du PSG n’aura duré que quelques secondes. Et Vahid Halilhodzic a de nouveau plongé dans son mutisme. Depuis quelques jours, il ne parle plus à la presse. Et la consigne est visiblement la même pour ses joueurs. Dans les travées du stade lensois, seul Francis Graille aura eu le courage d’affronter les micros. Pour un discours qui devient lassant. « Il nous manque la confiance et nous ne pourrons l’acquérir qu’avec des victoires, affirme en boucle le président parisien. Et arrêtez de me demander si Vahid est menacé. Je n´ai contacté aucun entraîneur. Je ne pense pas qu’il veuille fuir ses responsabilités en ne parlant plus aux journalistes et j’espère qu’il reparlera bientôt. »
le pauvre...