En quelques jours, Fabrice Fiorèse a secoué un PSG déjà perturbé par des résultats décevants en championnat. Absent à l’entraînement au lendemain de la défaite à Toulouse puis mis à pied, l’attaquant parisien a rejoint l’OM dans les dernières heures du marché des transferts. Un départ qui laisse des traces.
Le départ de Fabrice Fiorèse est un lent feuilleton commencé au lendemain de la défaite parisienne à Toulouse, le 21 août ( 2-1). Absent du décrassage le lendemain du match, Fabrice Fiorèse ( 29 ans) sèche ensuite une séance à huis clos au Parc des Princes et confie à Vahid Halilhodzic son désir de quitter le PSG. L’entraîneur parisien se dit alors « surpris et déçu » ajoutant que « pas mal de gens au club n´ont pas beaucoup apprécié sa décision, cinq jours seulement avant la clôture du mercato. » Le joueur est mis à pied cinq jours, manquant ainsi la venue de Saint-Etienne au Parc des Princes, le 29 août. L’attaquant parisien est placé sur la liste des transferts moyennant une indemnité de 3M€.
Sochaux se manifeste par l’intermédiaire de son président, Jean-Claude Plessis, mais l’indemnité fixée par le PSG est trop importante pour le club doubiste. Lundi, Fiorèse semble apaisé et participe à la remise des véhicules de fonction organisée au Parc des Princes. Mardi, tout s’accélère. Marseille se manifeste et conclut la signature du joueur parisien dans la soirée à quelques heures de la fermeture du marché. Avec Paris enfin débarrassé de son attaquant rebelle, l’histoire semblait bien se finir. Mais mercredi soir, Francis Graille confie son amertume sur le site officiel du PSG, soupçonnant une machination entre Fiorèse et Marseille : « A quelques heures de la clôture du marché des transferts, l’OM est entré en contact avec le PSG. Nous avons alors compris que les dès étaient pipés depuis bien longtemps et que nous ne pouvions plus faire marche arrière. Aujourd’hui, les masques sont tombés. »
Le PSG pris de vitesse
Vahid Halilhodzic digère mal le départ de son attaquant à Marseille, avouant même en avoir vomi en rentrant chez lui. Dégoûté, l’entraîneur parisien estime que Fiorèse « a pris le PSG en otage », ne leur permettant pas de se retourner à temps pour recruter son remplaçant. Christophe Bouchet, répond aux accusations de Francis Graille, expliquant que la piste Fiorèse n’a été activée par l’OM qu’après le départ de Mido à l’AS Roma. Le président marseillais raconte avoir démarché dans les règles en contactant son homologue parisien pour lui signifier son intérêt. La signature de Mido en Italie intervenue mardi en fin de journée, Marseille a conclu celle de Fiorèse vers 22h00. Bouchet estime que les déclarations parisiennes ne sont que « bavardage ou tentative de nuire. Si le PSG a des problèmes internes, il n´a pas à en faire porter la responsabilité à l´OM. »
Transfert prémédité ou non, le PSG ne s’est pas opposé au départ de Fabrice Fiorèse à l’OM. Le joueur qui avait prolongé son contrat en fin de saison dernière a bénéficié du bon de sortie des dirigeants parisiens. Francis Graille peut se féliciter d’avoir répondu favorablement au désir d’un joueur moralement affecté et désireux de quitter la capitale. Mais le président parisien peut également se reprocher d’avoir renforcé un concurrent direct du championnat aux ambitions similaires. Limité financièrement, le PSG avait besoin de l’argent du transfert de Fiorèse pour se retourner, chose impossible en quelques heures de temps. Avec toute cette affaire, nul doute que le retour de Fabrice Fiorèse au Parc des Princes le 6 novembre prochain à l’occasion de la 13eme journée de L1 sera tumultueux.