A méditer M AULAS
Si le spectacle offert par les quarts de finale de la Ligue des Champions a confirmé l´incroyable intensité des confrontations à éliminations directes, il a également prouvé que les gentlemen avaient leur place dans cette compétition. Et seul un président français n´a finalement pas réussi sa sortie...
On n´oubliera pas de sitôt les formidables soirées de cette semaine européenne. Et encore moins les invraisemblables retournements de situation offerts par Monaco et le Deportivo La Corogne. Eliminer de la sorte les deux derniers vainqueurs et finalistes annoncés de l´édition en cours ( le Real Madrid et le Milan AC) n´était pas une mince affaire, surtout après avoir sérieusement hypothéqué ses chances lors d´un match aller mal négocié. Mais l´impensable s´est produit. Ironie du sort, ces deux formations ont croisé le fer dans le même groupe de qualification. Et elles pourraient se retrouver pour une troisième manche inattendue sur la pelouse de Gelsenkirchen, le 26 mai prochain.
Si le spectacle offert sur le terrain a confirmé l´incroyable intensité des confrontations à éliminations directes, il a également prouvé que les gentlemen avaient leur place dans la compétition la plus huppée du vieux continent. Il n´est jamais facile de quitter la Ligue des Champions. Et encore moins quand se profile le dernier carré. Mais la plupart des éliminés ont su le faire avec une certaine dignité. « Il nous est arrivé quelque chose d´inexplicable mais le Deportivo méritait sa victoire », avouait ainsi le malheureux Carlo Ancelotti ( Milan AC). Même son de cloche à Madrid : « Le meilleur a gagné », dixit Zidane. « Et il faut féliciter Monaco », renchérit son entraîneur Carlos Queiroz.
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est donc là, sous nos yeux. Et seul un président français n´a finalement pas reçu son billet d´adhésion, profitant même de quelques minutes d´attention pour clamer son habituelle rengaine. « C´est le football de la défiscalisation qui est en demi-finale », a-t-il lancé devant le vestiaire de ses joueurs. En se cachant ensuite derrière des fautes d´arbitrages plutôt que de reconnaître simplement la supériorité de son adversaire, il a conclu de bien triste manière la campagne européenne de l´Olympique Lyonnais. Les 40 000 personnes venues vous soutenir à Gerland méritaient sans doute mieux. Sortie ratée, Monsieur Jean-Michel Aulas.