Les dieux du foot n’étaient clairement pas derrière les joueurs messins ce soir. Ces derniers ont fait preuve d’une belle combativité et d’un allant offensif retrouvé. Face à la meilleure défense à l’extérieur de Ligue 1, les hommes de Fernandez auraient marqué trois buts… si la superficie de la cage de Roma faisaient quelques centimètres de plus ! La toile d’araignée a tremblé mais reste finalement intacte, comme deux semaines auparavant face à Sochaux.
Sauf que cette fois, on ne peut pas reprocher un manque d’ambition offensive aux Messins. Malgré une configuration tactique prudente, les Locaux se sont procurés plus d’occasions que leurs hôtes d’un soir. Mieux même, ils ont constamment déstabilisé l’arrière-garde de Deschamps, certes remodelée pour diverses raisons, au cours de la seconde période.
Il fallait pourtant une grosse vingtaine de minutes pour voir une occasion franche, après quelques pétards mouillés de Chevanton ( 5°) ou Bernardi ( 20°). C’est Tum, pour les Messins, qui déclenchait la foudre. Mais le missile du Camerounais terminait sur la barre transversale. Pas démoralisé, le colosse africain remettait le couvert mais son centre appuyé ne trouvait personne. Les Monégasques, de leur côté, n’avaient que deux frappes lointaines de Kallon à proposer, même si la partie était équilibrée. A dix minutes de la pause, Saint-Symphorien crût en sa délivrance lorsque Borbiconi convertît avec opportunisme un coup-franc d’Avezac. Mais l’ouverture du score était refusée au défenseur messin, hors-jeu. Sébastien Renouard ne parvenait pas non plus à tromper Roma. A la réception d’un centre de l’ancien Toulousain, dont les débordements ont souvent amené le danger tout au long du match, son plat du pied ne trouvait que le poteau du portier visiteur.
Pas vernis, les Messins n’étaient pourtant pas au bout de leurs peines. Le retour des vestiaires ne fit que confirmer que la déveine s’était abattue sur eux ce soir. Mehdi Méniri était le premier à solliciter Roma. Mais sa reprise de la tête, trop écrasée, ne trouvait pas le cadre. A force de manquer ses occasions, Metz allait s’en mordre les doigts. La sanction intervînt quand Adebayor se mit en action. Tout d’abord, il héritait d’un bon ballon dans la surface mais croisait trop sa frappe. Ensuite, il crucifiait son ancienne équipe en catapultant au fond des filets un long centre d’Evra ( 0-1, 55°).
Un tel coup de poignard aurait pu calmer les ardeurs lorraines, il n’en a rien été. Quelques minutes plus tard, Dino Djiba répondait au Togolais de la plus belle des manières. Mais sa frappe, à l’orée de la surface, terminait à nouveau sur le poteau. Décidément, c’était une dure soirée pour les montants de Roma ! Sur le corner suivant, le gardien italien s’employait encore une fois pour sortir un nouveau coup de tête de Borbiconi. Metz, sans complexes ni interrogations, se refusait à baisser les bras. C’est fort logiquement que les hommes de Fernandez furent récompensés par l´égalisation de Djiba. Le Sénégalais reprenait de la tête un corner de Ribery ( 1-1, 84°) et marquait ainsi son premier but en Ligue 1. Dans une fin de rencontre un peu folle, les Grenats aurait même pu remporter trois points et personne n´aurait crié au scandale. Si ce point du match nul est bon à prendre, ils doivent tout de même encore se mordre les doigts d’avoir, à la 55°, oublié Adebayor…
A Metz ( Stade Saint-Symphorien): Metz et Monaco 1 à 1 ( 0-0)
Spectateurs : 23.987
Arbitre : M. Lannoy
Buts :
Metz : Djiba ( 83)
Monaco : Adebayor ( 55)
Avertissements :
Metz : Avezac ( 24), Leca ( 33), Djiba ( 41)
Monaco : Kallon ( 44), El Fakiri ( 49), D. Perez ( 63)
Les équipes :
Metz : Wimbée - Caillet, Pompière ( Socrier 80), Borbiconi ( cap), Meniri, Avezac - Renouard ( Gueye 70), Djiba, Leca, Ribery - Tum
Monaco : Roma - El Fakiri, Modesto, Givet ( cap), Evra ( Juan 84) - D. Perez, Bernardi, Farnerud - Kallon - Chevanton ( Plasil 71), Adebayor
putain font chier les barres kan meme