Winning Eleven 8
Aucun nouveau mode de jeu ne fait son apparition mais certains ont été très nettement enrichis. C’est le cas par exemple du mode Entraînement qui propose plusieurs ateliers adaptés à chaque niveau et permettant d’apprendre tous les gestes implémentés dans le jeu. Les novices profiteront des différents modes d’emplois très explicites alors que les joueurs confirmés se dirigeront vers un mode challenge toujours plus complet. En parlant de challenge, la monnaie virtuelle présente depuis quelques temps sert toujours de récompense aux exploits des joueurs et sert à customiser le jeu à volonté en achetant par exemple de nouveaux ballons, de nouveaux joueurs , de nouvelles équipes et bien d’autres petites choses encore. Ce huitième volet introduit également la possibilité très alléchante de débloquer un sixième niveau de difficulté. Hélas, ce n’est pas ça qui viendra empêcher de gagner ceux qui avaient l’habitude de disposer facilement de l’IA en mode 5 étoiles sur les anciens volets. Le niveau que montre l’ordinateur en match est néanmoins plus intéressant qu’avant puisqu’il s’adapte au type de jeu adverse. Ainsi, il n’hésitera pas à se replier et à défendre très bas pour ensuite placer une contre attaque imparable. Cruel mais réaliste, il suffit de voir la victoire de l’équipe de Grèce lors du dernier Euro pour s’en convaincre.
Le mode League permet de disputer si on le désire l’un des grands championnats nationaux parmi ceux présents dans le jeu. Heureusement, ceux qui préfèrent prendre une équipe de débutants et l’emmener vers les sommets pourront toujours opter pour la Ligue Master. Cette dernière devrait vous scotcher de longues heures devant votre télé tant elle s’avère complète et complexe. Conséquence directe de l’inflation du nombre de clubs, il y a désormais quatre divisions. Entre les matchs, entraîner ses joueurs régulièrement devient indispensable puisque cela permet de les faire progresser petit à petit dans tous les domaines de jeu mais aussi de leur apprendre de nouveaux gestes, toute la panoplie du footballeur n’étant pas encore bien maîtrisé chez ces jeunes joueurs. Qui sait, peut-être deviendront-ils un jour grâce à vous de futurs prodiges qui renforceront par leur popularité le capital du club. Oui, car désormais les joueurs sont notés et récompensés en fin de saison selon la qualité de leurs performances au fil des matchs ! On retrouve le même système de classement au niveau des clubs grâce à l’indice WEFA qui vient récompenser les équipes obtenant les meilleurs résultats. Toujours dans un souci de réalisme constant, le jeu intègre dans ses données des périodes dans lesquels vos joueurs peuvent êtres appelés en sélection nationales et d’autres faisant où le marché des transferts bat son plein. Le recrutement devra être fait judicieusement en tenant compte de l’âge des joueurs puisque désormais ces derniers vieillissent au fil des saisons jusqu’à devenir inaptes à la pratique du football de haut niveau. Bref, une Ligue Master qui se rapproche de plus en plus des jeux de gestion sportive, les amateurs du genre ne seront pas déçus, c’est une certitude.
Maintenant que le contenu du jeu a été bien détaillé, il est temps de passer à ce qui intéresse le plus : l’action sur le terrain. Graphiquement, on sent que la PS2 a été poussé dans ses derniers retranchements et cela a comme première conséquence d’occasionner de nombreux ralentissements aux abords de la surface. Ils s’avèrent vraiment gênants et nuisent à la poursuite de l’action. Konami a d’ores et déjà confirmé que tout sera corrigé pour PES4. En attendant, pour profiter comme il se doit de cette version japonaise, il faudra baisser le nombre de spectateurs dans les tribunes et la fréquence des commentaires afin de permettre à la console de souffler un peu. Ce détail technique passé, on découvre des stades magnifiques et des joueurs modélisés à la perfection. Un soin tout particulier a été apporté aux joueurs célèbres et le résultat se révèle encore plus concluant qu’à l’accoutumée. Sur le terrain, on découvre que la vue par défaut est maintenant la vue longue, cette dernière étant plébiscitée par les joueurs depuis plusieurs années. Pendant le match, excepté la présence de l’arbitre sur le terrain, on ne remarque pas de grands changements si ce n’est que les shorts et maillots des joueurs peuvent se salir pendant le match et que les visages des joueurs font mieux ressortir les émotions qu’ils traversent comme la joie ou la colère. Ah si, les résumés du match à la mi-temps et à la fin sont toujours plus spectaculaires et bénéficient d’une mise en scène soignée digne des vrais matchs vus à la télé. Bref, graphiquement c’est vraiment très beau mais cela reste dans la continuité de la série. Il faudra à n’en pas douter attendre la prochaine génération de consoles pour qu’un nouveau pallier soit franchi.
Mais de beaux graphismes ne serviraient à rien si ils n’étaient pas servis par une animation irréprochable. Un point crucial toujours très impressionnant dans la série et atteignant aujourd’hui un niveau de qualité proche de son apogée, on se demande vraiment jusqu’où ira Konami. Alors plutôt que d’épuiser tous les superlatifs de la langue française, autant parler de choses concrètes. Car ces nouvelles animations ne sont pas là pour faire jolis mais bien pour servir un gameplay toujours plus complet. Ainsi, lorsqu’un ballon aérien arrive sur le joueur, il peut désormais le contrôler avec pratiquement n’importe quelle partie du corps : la tête bien entendu, mais aussi la poitrine avec de magnifiques amortis et déviations ou encore avec le pied. En effet, le joueur a la capacité de s’élever dans les airs et de faire une passe de volée en se retournant, c’est réellement impressionnant. Même constat pour les passes : si l’on n’oriente pas le joueur en direction du partenaire, il n’hésitera pas à faire un extérieur du pied pour transmettre la balle le plus rapidement possible. D’ailleurs à ce sujet, il semblerait que les développeurs soient tombés accros des extérieurs du pied puisqu’ils ont tendance à revenir très fréquemment. De manière générale, les déviations et les contrôles du ballon sont vraiment de toute beauté et le résultat obtenu est vraiment somptueux. Cette richesse dans les animations et dans les gestes des footballeurs offre un épanouissement visuel certain au jeu et aussi la sensation jouissive que tout est possible et que les seules limites présentes sont celles de l’imagination et non plus du jeu. Un petit mot sur l’ambiance sonore qui est ni plus ni moins la copie conforme des anciens volets, pas de changement de ce côté-là, que ce soit en bien ou en mal !
zizou93200