Test : Smash court tennis pro tournament 2
Roland Garros, Wimbledon, et bientôt l’US open, on peut tout dire, mais le tennis vit un peu son heure de gloire en ce moment, il est donc normal que ce sport « so british » envahisse nos consoles. Après un excellent Top Spin sur la X boite, la PS2 n’est pas en reste avec ce SCTPT2 qui s’annonce novateur, attention reprise !
Enorme succès dès sa sortie, Smash Court Tennis premier du nom avait convaincu les joueurs par son côté arcade, en restant tout de même une simulation. La nouvelle monture de Namco, elle, se définit d’emblée comme un simulation pure. Mais avant de faire l’étalage du gameplay, attardons nous sur le fond de ce titre. La grande nouvelle de la série est bien sûr l’acquisition de la licence Roland Garros, permettant au jeu de bénéficier de tous les tournois du Grand Chelem ( l’Australian Open, Roland Garros, Wimbledon et l’US Open, pour les néophytes…). De nombreux joueurs professionnels sont aussi de la partie : Andy Roddick, Lleyton Hewitt, Juan-Carlos Ferrero, Tommy Haas, Richard Gasquet ( notre petit français ! ), Marat Safin, Tim Henman, James Blake pour les hommes, et Jennifer Capriati, Serenna Williams, Anna Kournikova, Amélie Mauresmo, Kim Clijters, Justine Henin-Hardenne, Daniela Hantuchova, et Lindsay Davenport pour les femmes, soit un total de 16 joueurs ( notons que le précédent volet comptait 8 pros). Bref, sur ce plan Smash Court 2 n’a rien à se reprocher.
Etant donné que le jeu est très axé simulation, le gameplay doit en être conséquent, ainsi la façon de jouer est assez différente que celle du premier opus. En effet, lorsque que la balle se dirige vers un de nos amis en short, celui-ci arme automatiquement son coup et vous devez appuyer sur le bouton en timing ( plus le timing est précis, plus la balle sera puissante et précise). Les fautes directes, quasiment inexistantes dans Smash Court 1, ont dorénavant une part importante, car un coup joué avec un mauvais timing a de grandes chances d’atterrir « out », ainsi que les coups dits risqués. Le joueur doit donc varier ses coups en fonction de la situation. D’ailleurs, on recense une grande variété de coups ( à plat, liftés, slicés, lobs, amortis…) ; le joueur a donc toujours le choix de ses actes, ce qui rend la lassitude inexistante. Les échanges, par contre, sont assez long, menant à ce cas de figure : soit un joueur décide d’attaquer en tentant un amorti ou une montée au filet, soit l’échange se prolonge, provoquant la faute directe d’un des joueur ( exactement comme dans la réalité ! ). Mais ne vous inquiétez pas, un didacticiel bien garni est présent pour combler vos lacunes ! On regrettera quand même que la prise en main est moins rapide qu’un Top Spin, même si de bonnes idées on été incluses, comme le coup en mouvement : il s’agit d’un coup de la dernière chance lorsque vous apercevez une balle trop lointaine, en appuyant alors simultanément sur R1 et une touche de tir, votre joueur s’arrachera pour tenter de couper la trajectoire de la balle. Ce coup novateur aurait pu être alloué a un kamikaze car il faut calculer en un ¼ de seconde la trajectoire et la force de la balle comparées a l’angle et la vitesse du joueur ! Mais quel bonheur quand on réussi ce coup, quel bonheur quand on maîtrise parfaitement la petite balle jaune, car avec de l’entraînement on peut la placer où bon nous le semble sur le court, en créant de véritables stratégies de jeu ! Quand à l’IA, impitoyable pour les novices mais dans l’ensemble assez efficace, elle n’hésite pas à utiliser lobs et amortis pour vous mettre en difficulté. En ce qui concerne le jeu pur, sur le court, on ne s’ennui donc jamais, surtout que de petits détails viennent illustrer le jeu : par exemple, lorsque l’échange dure un peu longtemps, les spectateurs n’hésitent pas a montrer leur mécontentement par des « c’mon ! » pour les adeptes du dialecte yankee et pour un bon « allez ! » pour nos bons supporters français ! Certains joueurs improvisent aussi un grand écart lors d’une glissade mal effectuée, alors que l’arbitre se plaint, faute aux maniaques du téléphone mobile présents dans les gradins. En bref, tous ces petits détails contribuent réellement à l’ambiance extraordinaire de ce titre.
En ce qui concerne les modes de jeu, c’est assez banal : on y retrouve les modes arcade ( enchaînement de matches), exhibition ( et non, Anna Kournikova ne se dévoilera pas dans ce mode ! ...), pro tour, didacticiel, et un mode spectateur qui pour certains, paraîtra sans aucun intérêt.
Bien sur, le mode Pro Tour est le plus alléchant, il vous propose de créer votre propre joueur et de gravir les échelons pour devenir n°1 mondial. Jusque la, ce mode est similaire a celui d’un Virtua Tennis ou d’un Top Spin, mais l’originalité se situe dans la gestion. En effet, votre joueur devra enchaîner les tournois ( amateurs, au début) en fonction de sa forme. Donc, si votre Sébastien Grosjean en herbe est mort de fatigue, n’allez pas l’inscrire a wimblendon, sinon, en cas de défaite, il chutera dans le classement mondial. Les matchs se déroulent sous forme de petits défis qui interviennent aux moments clés du match ( comme remonter au score, ou faire le break par exemple). Si cela ne vous convient pas, vous pouvez jouer les matchs de façon traditionnelle. A la fin des chaque match, des points vous sont attribués proportionnellement a votre prestation ( si vous éliminez le 1er mondial alors que vous etes vous-même 250ème, attendez vous au pactole ! ). Ces points pourront être utilisés pour booster les capacités de votre personnage, à la manière d’un RPG donc, mais en restant tout de même réaliste car la création d’un joueur parfait est impossible, par exemple si vous décidez d’augmenter vos stats sur votre coup droit, votre revers en pâtira et régressera de niveau. C’est donc a vous de trouver un bon compromis ou de spécialiser votre joueur ! Ainsi, évoluer dans ce mode est un vrai plaisir, on y débloque d’ailleurs la grande la majorité des bonus présents dans le jeu ( pour ne rien vous dévoiler, les fans de Namco seront ravis ! ). Avec tous cela, vous en avez pour de longues heures de jeu, aussi bien dans le mode Pro Tour que lors de parties multijoueurs, ou, si vous trouvez au moins 3 amis, vous pourrez vous adonner aux joies du double ! Notons, qu’il est aussi possible de jouer a 16 ! Oui, j’ai bien dit 16, grâce à un système d’équipe semblable a celui de la fameuse Coupe Davis.
Point faible de Smash court 1, la réalisation est toute juste correcte, sans plus : les aficionados reconnaîtront les stars du premier coup d’œil, le jeu est fluide, et le frame-rate acceptable. On reconnaît tout aussi bien les courts célèbres tels que le Rod Laver Aréna ou le court Philippe Chartier ( même si le public est terriblement moche…) et on détecte immédiatement le changement de revêtement sur ceux-ci, grâce a vitesse de la balle après le rebond. Les effets « joli coups » du premier volet se sont transformés en indicateurs plus discrets. Quand aux animations des joueurs, elles sont quasiment irréprochables, grâce notamment, à une technique de programmation se basant sur la reproduction de gestes par le biais de vidéos. Malheureusement, Namco oblige, les musiques ne sont pas a la hauteur du titre, aussi bien celles des menus que celle des ralenti, ce qui vous poussera majoritairement a zapper ceux-ci, contrairement aux sons, qui, quand a eux son très bien rendus sur le court.
Bref, Smash Court Tennis Pro Tournament 2™ devient la référence des jeux de tennis toutes plateformes confondues, s’offrant le luxe de faire trébucher Top Spin, et détrônant amplement ( et remarquablement) son aîné. Malgré quelques défauts de prise en main, et des graphismes non révolutionnaires, le nouvel opus de Namco mérite sans broncher son statut de hit, et donc, passer a coté serait un crime ! A la vue de ce titre, on ne peut que féliciter Namco, qui a su nous faire rêver grâce a cette série, et on ne peut que lui souhaiter une excellente continuation ! Et puis, entre nous, qui n’a jamais rêvé de manger de la Serena Williams ou du Marat Safin ? ...
Intérêt :
Le jeu est entraînant, et y évoluer est un plaisir, et ce, pour tous les modes de jeux.
18/20
Réalisation :
Les graphismes sont efficaces dans l’ensemble, mais on aurait préféré plus de détails sur les joueurs. A noter l’apparition d’un mode 60hz.
16/20
Bande Son :
C’est la principale ombre au tableau, malgré les bruitages excellents, les musiques donnent envie de passer l’arme a gauche…
14/20
Durée de vie :
Outre le très long mode Pro Tour, les divers défis et matchs arcades vous captiveront pendant de longues heures. Il n’y a donc rien à redire sur ce plan.
17/20
Gameplay :
Bien pensé, le gameplay nous fait découvrir une nouvelle façon d’appréhender le tennis sur consoles. C’est du quasi-parfait et les sensations sont excellentes !
19/20
En Bref :
Smash 2 est LE jeu de tennis à posséder dans sa ludothèque, tous les fans de tennis en seront ravis ainsi que les béotiens qui pourrons profiter pleinement de ce sport, par l’intermédiaire de leur console. D’ailleurs, moi j’y retourne j’ai une finale de Roland Garros sur le feu…
18/20