L1 / MONACO :
Une glissade sans fin ?
28 novembre 2004 - Pierrick TAISNE
Leader de la L1 au soir de la huitième journée, Monaco pointe aujourd’hui à la septième place du classement. Une glissade qui s’explique par l’accumulation de résultats nuls et par une incapacité à trouver le chemin des filets. Les chantiers auxquels doit faire face Didier Deschamps ne manquent pas.
Monaco, roi du nul. Voilà comment pourrait être qualifié le club de la Principauté après avoir de nouveau partagé les points à Toulouse, samedi. Lors de ses neuf derniers matchs, l’ASM a collectionné sept résultats nuls. Et quand on sait que les deux autres rencontres se sont soldées par deux défaites, il n’y a pas de quoi être optimiste. En l’espace de deux mois, le club princier est passé de la première place du classement, à la septième. Indigne de la part d’un candidat au titre. Patrice Evra soulignait que Monaco était un grand club qui ne pouvait plus se contenter de match nul. Et pourtant le défenseur, qui peine à retrouver son niveau de la saison passée, a bien dû se résoudre à repartir de la Ville Rose en laissant derrière lui deux points précieux dans la course au haut du tableau.
Le président avait fixé un objectif simple avant la réception de Liverpool, mardi dernier en Ligue des Champions. Gagner les six dernières rencontres pour se qualifier pour les huitièmes de finale et ainsi relancer la machine en championnat. Joueurs, entraîneur avaient adhéré à ce projet, prêts à relever ce défi. Mais à voir la prestation des joueurs de Didier Deschamps à Toulouse, on imaginait mal comment ce contrat pouvait être respecté. Pendant la première mi-temps, l’équipe alignée a tout simplement été indigne de son statut. Composée d’internationaux, elle n’a jamais été en mesure de faire trembler les Toulousains. Des Toulousains qui ne doivent qu’à leur maladresse de ne pas avoir viré en tête à la mi-temps.
Certes, l’entrée d’Adebayor a apporté un plus à cette équipe. Mais un plus bien trop insuffisant pour espérer l’emporter. Voilà donc Monaco qui abandonne deux nouveaux points dans la course au titre. Enfin, peut-on encore parler de titre ? Didier Deschamps qui constate que Lyon affiche un rythme d’enfer semble pour le moment préoccupé par autre chose. Par l’inefficacité offensive de ses avants par exemple. Par le triste rendement des recrues. Par une défense qui peine à retrouver sa solidité passée. Bref autant de chantiers qui se présentent au technicien de l’ASM. Il lui reste désormais quatre matchs ( Rennes, Bastia, Bordeaux en championnat et La Corogne en C1) avant la trêve pour redorer le blason d’une équipe en cruelle perte de vitesse. Une équipe qui glisse, qui glisse toujours plus et dont la glissade paraît sans fin.
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