« Décisif pour la suite de la compétition »
18 octobre 2004 - Rédaction Football365
Très en forme depuis le début de la saison, Emmanuel Adebayor reconnaît l’importance de l’affrontement de mardi soir face à l’Olympiakos. L’attaquant togolais de l’AS Monaco, qui craint la qualité des joueurs grecs, estime qu’une victoire à Louis II sera impérative pour la suite de la Ligue des Champions.
Emmanuel Adebayor, Monaco n´aura pas le droit à l´erreur face à l´Olympiakos ?
Ce match est décisif pour la suite de la compétition. Mais cette équipe est très forte, aussi bien offensivement que défensivement. Son match nul à La Corogne contre le Deportivo ( 0-0) montre que ce sera difficile. L´Olympiakos possède tous les arguments pour nous poser des problèmes. Il faudra être très sérieux et sereins. En Ligue des Champions, la victoire chez soi est impérative. Cela dit, Chevanton, Saviola et moi, nous serons prêts pour tenter de déstabiliser cette formation difficile à manœuvrer.
Vous êtes actuellement en pleine forme...
C´est vrai que cela se passe plutôt pas mal pour moi en ce moment. Mais je dois garder la tête sur les épaules. L´an dernier, j´avais aussi très bien débuté la saison avant d´être relégué sur le banc. Globalement, on sait qu´on a un bon potentiel offensif et qu´on peut marquer à tout moment. Cette année, on a un peu plus de mal à garder un résultat. A Metz par exemple, on n´a pas été très bons. On a fait ce qu´il fallait pendant une heure avant de remettre notre adversaire en confiance. A nous d´être prêts collectivement mardi soir. Si on ne l´était pas, ce serait une faute professionnelle.
Sentez-vous le groupe prêt pour ce match ?
Tout est réuni pour faire un grand match. Même si en face, il y a des joueurs comme Rivaldo et son pied gauche magique, on est chez nous. On doit retrouver notre état d´esprit. Même si tout le monde a apprécié les paroles de Didier Deschamps pour nous protéger après la défaite contre Nice, il fallait remettre la machine en route contre Metz pour retrouver de la sérénité. Cela étant, la coupure en sélection et mon but contre le Mali m´ont également fait du bien. Et puis le drame vécu ( Ndlr : quatre à six morts, selon les sources, et huit blessés à la suite d´une panne d´électricité à la fin du match) lors de cette rencontre aide à tout relativiser. Nous sommes allés visiter des familles après cette catastrophe. Un enfant de douze ans est décédé. Cela m´a énormément touché. »
Propos recueillis par l’AFP