L1 / MONACO :
Une absence fatale
04 octobre 2004 - Xavier SUEUR
Alors qu’ils menaient logiquement ( 3-0) contre Nice au bout d’une heure de jeu, les Monégasques ont perdu leur football durant un quart d’heure. Les Aiglons en ont profité pour renverser la situation et remporter le derby. Tout en plongeant l’ASM dans le doute.
« On a donné ce match. » L’analyse de Didier Deschamps est claire et nette. Pour l’entraîneur monégasque, son équipe a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras en permettant aux Niçois, sur des erreurs défensives inhabituelles, de renverser la physionomie d’une rencontre, très mal engagée pour eux. « On a eu quinze minutes d´absence. On remet Nice dans le match alors qu´on avait tout en main. Ce qui prouve que mon équipe est encore jeune, perfectible et qu´il y a du travail. Cela efface tout ce qu´il y a eu de très bon durant plus d´une heure. » Menant trois zéro à l’heure de jeu, les co-équipiers de Zikos avaient en effet, semble-t-il, fait le plus difficile face à des Niçois qui ne leur ont guère réussi les deux dernières saisons. Puis est arrivé l’impensable. Un triplé de l’attaquant nigérian Agali en sept minutes suivi du coup de grâce à dix minutes de la fin porté par Vahirua, un récidiviste qui avait déjà offert la victoire à Nantes la saison dernière à Louis II.
« Cela fait très mal y compris pour les joueurs. Je ne suis pas en colère mais très déçu de la fin de match, de ce scénario catastrophe, de ce cauchemar. » L’ancien capitaine des Bleus, qui a pourtant vu des retournements de situation au cours de sa carrière de joueur, est quelque peu désabusé et abattu devant l’issue inattendue de cette rencontre. Mais il ne veut surtout pas se réfugier derrière le manque de fraîcheur physique de ses joueurs, qui viennent néanmoins de disputer un match tous les trois jours lors des trois dernières semaines. « Je ne trouverai pas d´excuses par rapport aux efforts déployés en Ligue des Champions et dans cette série de sept matchs en 21 jours. Il faut juste faire un constat et regarder devant. »
Didier Deschamps préfère donc se tourner vers l’avenir et oublier au plus vite cette soirée cauchemardesque. « C´est une défaite mais il reste encore beaucoup de batailles. C´est une contre-performance, il faut continuer à travailler, à essayer de progresser ensemble. » La mini-trêve, pour cause de rencontres internationales qualificatives pour la Coupe du Monde 2006, arrive à point nommé pour l’équipe de la Principauté, qui va pouvoir mettre à profit ces quinze jours afin de récupérer. Et surtout travailler la cohésion et les automatismes entre les joueurs. Maintenant que l’infirmerie monégasque est pratiquement vide, seul Oshadogan demeure indisponible, Deschamps va enfin pouvoir travailler avec l’ensemble de ses joueurs. Il aura également la possibilité de faire tourner son effectif., histoire d’éviter ce genre de coup de pompe fatidique à l’avenir.
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