Ligue 1 - Monaco/Nantes : 2-1
Le casse du siècle
En panne de forces et d´idées, les monégasques sont tout de même allés chiper 3 points précieux dans la poche de nantais dépités qui ont survolé les débats à Louis II. L´ASM devra tout de même présenter d´autres arguments si elle entend négocier convenablement ses redoutables échéances à court terme.
Deschamps a sans doute raison d´affirmer que " dans quelques semaines, on ne se souviendra que des trois points". Pourtant, le calendrier automnal aberrant et les absents ( Bernardi, Chevanton, Nonda, Plasil, sur blessure, et Squillaci, ménagé) sont-ils les seuls responsables du spectacle affligeant fourni hier soir par les rouge et blanc ?
De mémoire de supporter, il faut remonter aux terribles années 2001 et 2002 pour retrouver le niveau de jeu affiché face aux canaris. Et encore ! On avait parfois le sentiment que le rival proposé n´était pas l´équipe terne de bas de tableau annoncée, mais le Real ou le Barça !
Une défense courant d´air, un milieu submergé et des offensives stéréotypées à coups de longs ballons " alleluya" vers Adebayor, littéralement abandonné par un Saviola fantomatique, sorti sous les sifflets... : telle était la vision apocalyptique d´un soir de supporters qui n´en croyaient pas leurs yeux.
S´il avait envisagé des rotations, l´entraîneur monégasque s´était pourtant méfié de ce match souvent présenté comme une formalité. Par rapport à l´équipe titularisée lors de la victoire au Parc ce dimanche, seuls Squillaci et Farnerud ( entré à la mi-temps) ne démarraient pas le match, numériquement remplacés par Givet et El Fakiri. Coté Nantais, Toulalan effectuait son retour et le duo inédit Bratu-Pujol était sur la pelouse au coup d´envoi du match.
Et les nantais démarraient la rencontre en fanfare, transformant rapidement les buts de Roma en stand de tir. Heureusement les nantais, qui ne sont pas réputés pour leur réalisme offensif, alternaient les frappes non cadrées ( Yapi, 2ème, Bratu 10ème, Fae 13ème) et les tirs qui se heurtaient irrémédiablement au portier italien de l´ASM ( Pujol 9ème, Toulalan 16ème).
A ces vingt premières minutes cauchemardesques succédaient une courte période de rémission qui n´était toutefois pas sanctionnée par des occasions monégasques, puisque on ne peut manifestement qualifier de telles les deux têtes sans danger d´Adebayor ( 18ème et 43ème).
En fin de première mi-temps, ce sont au contraire les jaunes ( largement vêtus de noir pour la circonstance) qui accéléraient à nouveau. Yapi donnait le tournis à Givet, mais poussait trop loin son ballon face à Roma ( 35ème), tandis que la frappe de Bratu, déviée par ce même Givet touchait le poteau d´un Roma complètement médusé ( 36ème).
Le sentiment largement répandu était alors que parvenir à la mi-temps sur un score de parité relevait alors du miracle et laissait toutes leurs chances aux joueurs de la Principauté. Las, Toulalan éliminait Evra sur un grand pont aérien et déposait tranquillement le cuir sur la tête de Bratu, qui trompait Roma sans opposition ( 45ème).
Apparemment plus inquiet que furieux, Deschamps remplaçait à la pause Perez par Farnerud. Le suédois allait s´illustrer sur son premier ballon à la réception d´un ballon qui survole la défense nantaise. Sa frappe écrasée rebondissait 5 fois, traversait une forêt de jambes et finissait sa course sous le ventre de Landreau ( 47ème).
Amnésiques comme le sont tous les supporters, nous avions alors la faiblesse de penser que c´était un autre match qui s´initiait.
Pourtant les nantais allaient poursuivre leur emprise sur la rencontre faisant passer un terrible quart d´heure à Roma, notamment sur des frappes en force de Fae ( 63ème et 65ème) et Bradu ( 68ème).
Et de l´autre coté ? Pas de Saviola, en tout cas, remplacé par le meilleur buteur de la CFA, David Gigliotti, qui effectuait ses grands débuts en Ligue 1.
La seule animation monégasque était constituée par Adebayor qui lançait de grandes offensives solitaires vers Landreau, qui s´interposait ( 70ème, 77ème et 84ème).
Les monégasques avançaient et les nantais semblaient, pour la première fois, reculer. Kallon, à la réception d´un centre dans la surface faisait admirer son sens de la couverture de balle et était poussé par Savineau ( 89ème). Kallon transformait le penalty pour donner trois points qui n´ont pas de prix.
Cardiaques s´abstenir ! !!
asmfoot.net