MONACO / GAËL GIVET :
« J’espère que Djibril ne nous fera pas de misères »
14 septembre 2004 - Olivier DE LOS BUEIS
Nouvel international et vice-capitaine de l’ASM, Gaël Givet retrouve la Ligue des Champions qui l’a fait connaître la saison passée. Face à Liverpool et son ami d’enfance Djibril Cissé, le défenseur espère que Monaco démarrera parfaitement l’épreuve dans un groupe difficile.
Gaël Givet, vous êtes titulaire en équipe de France alors que vous êtes en concurrence dans l’axe à Monaco. Comment vivez-vous cela ?
La concurrence, je la vis bien. J’ai 22 ans et je n’arrive pas en me disant que je suis titulaire. Je n’ai jamais été comme ça. A Monaco, j’ai eu une année difficile mais j’ai toujours été derrière le groupe. La concurrence fait partie du jeu. Elle est très saine avec Julien ( Rodriguez) et Toto ( Squillaci). Nous sommes tous les trois très proches et il n’y a aucun souci.
L’année dernière est donc venue récompenser voter ténacité ?
La saison dernière, nous avons vécu quelque chose de fort en Ligue des Champions. Cela apporte de l’expérience et de la confiance.
Cette saison, Monaco a changé et l’équipe se cherche un peu… Dans quelle position préférez-vous jouer ?
Dans l’axe. Le poste de latéral est plus difficile pour moi. Aujourd’hui, on demande aux latéraux de participer beaucoup plus au jeu. Patrice Evra est le prototype du latéral. Ce n’est pas dans mes gênes de déborder et de centrer. Mais au final, ce que je demande, c’est juste d’être sur le terrain. Peu importe le poste.
« J’aime aller au duel »
Vous êtes défenseur dans l’âme ?
J’aime aller au duel. Je suis un vrai défenseur, même si j’ai joué un peu partout quand j’étais à Arles. Mais à 12-13 ans, j’ai préféré jouer derrière.
Arles, parlons-en. Vous jouiez à l’époque avec un certain Djibril Cissé…
Retrouver Djibril en équipe de France, ça fait quelque chose. Quand on pense qu’on jouait tous les deux ensemble à six ou sept ans à Arles… Et on se retrouve là. Et en plus, on s’affronte en Ligue des Champions.
Cela ne vous perturbera pas trop d’avoir à le marquer ?
Je lui mettrai deux trois coups d’entrée, même si on s’entend super bien. J’espère qu’il ne nous fera pas trop de misères. A Clairefontaine, on s’est chambré.
« Je regrette d’avoir tiré La Corogne »
En tout cas, Monaco devra faire un résultat car votre groupe est difficile…
Oui, le tirage est délicat. Je regrette d’avoir tiré La Corogne. Ils doivent encore avoir le 8-3 en travers de la gorge. Ça risque d’être difficile contre eux. Après, Liverpool avec Djibril, à Anfield… Que dire de plus. Ensuite, on a une équipe grecque, comme l’année dernière. Mais cette fois, c’est l’Olympiakos. Ça va être dur mais nous avons nos chances.
En tant que capitaine adjoint de Rodriguez, vous devrez montrer l’exemple. Ce brassard donné par Deschamps vous surprend-il ?
Juju ( Rodriguez) est le capitaine mais il était blessé. Le coach est venu me voir et m’a dit : « Tu prends le brassard. » Pourtant, je suis un des plus jeunes et je suis quelqu’un de timide. Mais sur le terrain, j’oublie cette timidité. Je ne suis alors plus le même. Je suis content de cette confiance.
La Ligue des Champions va vous amener de nouveaux adversaires à prendre au marquage. Quel joueur vous a le plus ennuyé la saison dernière ?
Figo. A Madrid, c’était pas mal comme ambiance et Figo en seconde période, ça a été difficile face à lui. Physiquement, j’ai plongé. Alors là, ça devient compliqué. Il m’a fait quelques misères. C’est lui qui m’a fait le plus de tours de reins ces derniers temps.
PS : Gaël Givet tient à adresser une pensée et dédier ses premières sélections en équipe de France à son papa qui est actuellement malade et à sa mère qui le soutient
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