La Grande Désillusion
Mercredi 2 février, 22h20. Les Monégasques viennent de sombrer au stade Jean d’Ornano face à la modeste formation caennaise. L’ASMFC échoue aux portes de la finale. A un match d’une qualification européenne. Pourquoi ce naufrage ? Voici la question que se pose de nombreux amateurs de foot français.
Commençons par couper court aux polémiques. Pendant les trois précédents tours, DD avait choisi d’aligner une équipe 1-bis, permettant aux remplaçants et à certains jeunots de CFA de s’affirmer et de prendre du temps de jeu. Et soyons clair : cette équipe ne manquait pas de gueule.
Qu’une équipe similaire soit alignée à Caen a pourtant choqué certains « spécialistes ». Sur RTL, Christophe Pacaud ( Rabanne ? ) s’est indigné que des titulaires indiscutables comme Bernardi, Zikos, Roma, Kallon ou Saviola n’aient pas été du voyage. Mais comment ce grand commentateur peut-il oublier que Monaco va devoir affronter Lyon pour se replacer définitivement en Championnat, affronter Eindhoven pour accéder une nouvelle fois aux quarts de la Coupe aux Grandes Oreilles, et tenter de décrocher une qualification en huitièmes de Coupe de France ? Et que Monaco n’a pas un effectif aussi riche que celui de son rival rhodanien ( qui, au passage, se fit prestement sortir en quarts par des Lillois entreprenants) et que, par conséquent, il faut faire des choix, donc faire tourner l’effectif comme on peut ?
« Caen n’est pas Montpellier. » Ainsi a parlé le philosophe Christophe Pacaud. Mais l’équipe de Caen, 16ème de L1 actuellement, ne peut pas non plus être considérer comme un grand club de l’élite. Et les L2 qu’a éliminé Monaco aux tours précédents s’appellent tout de même Sedan ( relégué il y a deux ans), Guingamp et Montpellier ( relégués l’année dernière). Trois clubs qui, à mon humble avis, ont plus l’expérience du haut niveau que cette formation bancale normande. Que DD ait une nouvelle fois fait confiance à ses remplaçants comme Farnerud, Nonda, Rodriguez, Plasil, D.Perez, S.Camara ( excusez du peu) et à ses jeunots ( Gigliotti et Veigneau), eh bien, cela fut parfaitement logique. L’adage ne dit-il pas que l’on ne change pas une équipe qui gagne ?
Alors pourquoi cette défaite ? Plusieurs raisons, selon moi.
D’abord, des Caennais sur-motivés. Battu 5-2 en Principauté par la grosse équipe Monégasque, ils avaient à cœur de se racheter. Et, vu leur position actuelle en Championnat, le chemin le plus simple pour obtenir un ticket pour l’UEFA est la Coupe de la Ligue. Et du côté Monégasque, l’UEFA n’aurait été qu’une « sécurité », et malgré cette défaite, on reste confiant pour l’avenir européen Monégasque.
Puis il faut souligner l’insolente réussite caennaise. 3 tirs, 3 buts. Bien que l’on pourrait souligner que les Caennais ont eu en fin de première période une meilleure possession de balle. Cela n’enlève en rien leur chance de marquer sur les rares occasions franches qu’ils eurent.
Enfin, on peut se poser des questions sur l’arbitrage. Oui, à chaque défaite, c’est la grosse interrogation monégasque. Même pour certaines victoires, ils nous arrivent de nous insurger face à de contestables décisions des hommes ( et femmes) en noir. Un penalty non sifflé à Montpellier ( faute sur S.Camara), à Caen c’est un premier carton jaune sévère pour Audard. Et c’est sûrement là que l’on observe l’énorme différence entre les titulaires habituels, qui semblent « habitués » de ces injustices, et nos remplaçants, qui, comme Fabien Audard, en viennent à péter un plomb et commettent des gestes anti-sportifs. Et du point de vue Monégasque, difficile de condamner cette attitude. On aimerait avant tout être arbitré avec un peu plus d’impartialité. Car force est de constater qu’une équipe comme l’OL n’a plus connu d’injustices depuis un bout de temps en Championnat et en Coupes Nationales, alors que Monaco fait régulièrement les frais d’un arbitrage approximatif.