- Je m’étais armé comme à mon habitude. Mon XM8 à la main, mon G36C dans mon dos, et mon USP dans son étui. Mes deux soldats d’élites, Tranx et Karmon avaient des H&K G36K et des M16/M203, mon spécialiste en armes lourdes, Prartrix, avait un M249 et mon tireur d’élite, B-Il, avait un SVD Dragunov. Tous chargés et parés.
C’est partit ! L’avion décolla. Il devait être aux environs de 23h45. Il faisait sombre, on ne distinguer plus la fumée qui s’échappaient des ruines des immeubles des nuages apportant pluie et éclairs. Nous mîmes nos lunettes NTE en mode nocturne. Les paysages verts défilaient, vite. De plus en plus vite. Nous approchions du point de largage. Ça y est, nous perdions de l’altitude. Le ciel fluo disparut derrière les immeubles noirs et les flammes éclatantes de blanc. Nous commencions à faire du surplace. Les portes latérales s’ouvrirent, Prartrix et Karmon poussèrent les cordages dans le vide.
- « GO, GO » , criais-je.
Mes soldats s’accrochèrent et glissèrent le long des cordes. 0 mon tour. Je mis mon XM8 dans le dos, pris le fil pendant à demain et glissai. En quelques secondes je touchai le sol. Je ressortis mon armes, le G36C, m’accroupis puis allai me mettre à couvert avec les reste de mon unité. L’hélico repartit. Nous étions désormais livrés à nous-mêmes.
Je fis dépasser ma tête du mur de ferraille du skatepark pour voir si la voie était libre. Personne. Je fis signe au reste de mon unité d’avancer. Une fois la rue traversée, c’était à mon tour. Je courai vers mes hommes. B-Il observait déjà le parc avec ses jumelles.
- « Alors », lui demandais-je.
Il me passa ses jumelles et me céda sa place, bien choisie grâce à son expérience de tireur. Il y avait pas mal de zombis qui gardaient les lieux. On a pas bien le choix… Niveau discrétion il n’y a pas grand-chose… Il faut passer rapidement. Je repart vers mes hommes, rend les jumelles à B-Il puis prend la parole.
- « Bon, y a des unité ennemis un peu partout. On va traverser la rue et traverser le parc planqués dans les hautes herbes. Faites le moins de bruit possible, si on se fait repérer on est bon pour la morgue. »
Je regardais à gauche, Tranx à droite. Nous fîmes traverser le reste de l’unité. De l’autre coté, ils nous couvrirent à leur tour. Tranx y alla, puis moi. Une fois tous de l’autre coté, nous progressâmes dans les hautes herbes en direction de l’objectif. Le bruit des coup de feux lointain et des explosions cachaient le bruit des herbes sur notre passage. Un zombi. Devant. Il observais un passage obligé où il n’y avait rien pour se cacher. Nous attendîmes quelques secondes pour voir s’il partait: rien. Il allait nous apercevoir. Je pris alors un cailloux, puis le jeta dans la marre à quelques mères. Le bruit l’attira. Pendant qu’il était retourné, sur ses gardes, je fit traverser mon unité. De justesse, nous étions passé.
Après ce passage obligé, nous arrivions à un post qui entourait la maison. Des hommes à des mitrailleuses ne la lâchaient pas des yeux. Chacun de nous prîmes une cible, puis nous brisâmes leurs coups presque simultanément. La moitié des assiégeant neutralisés, nous pûmes traverser jusqu’à la maison sans nous faire repérer des autres, moins attentifs.
A l’intérieur de la maison harcelé d’impacts de balles et de cratères d’obus, je trouvai les Rangers, affamés et assoiffés. J’en réveilla quelques-uns pour qu’il prennent les vivres que nous distribuions. Je trouva le lieutenant Spartz.
- « Capitaine ! Enfin !
-Passons les formalités, dis-je en l’empêchant de faire le salut militaire, on a des zombis qui entourent le secteur, on a pas le temps pour ça. Prenez des munitions, on doit aller à la chapelle de Los Santos retrouver le lieutenant-colonel Aron. On va vous sortir de là.
-Bien, capitaine, on se prépare à y aller ! »*