P*tain, le gosse...
________________________________
Port de Vice City
9h34 min, 8 Juillet 2009
27°, Ciel bleue et limpide
Nous étions resté tranquilles. Moi, adossé au mur, entrain de jouer avec mes lunettes NTE, et Alexi, assis, entrain de voir les caisses de si et là. Avec mes lunettes, je pouvais voir au-dehors grâce à la vision thermique. Plusieurs personnes défilèrent près du camion, et personne d’autre n’arrêta le camion. Un moment, le camion commença à sursauter et le crie des mouettes se fit entendre au loin. L’odeur de la mer me chatouilla les narines, un air frais et vivifiant, énergétique et reposant. Le véhicule s’arrêta enfin après bons nombres de sursauts qui firent tanguer le pauvre Alexi.
-Ca y est, on est arrivé les amis, annonça le camionneur d’un ton solennel.
Nous poussâmes la porte de derrière, et descendîmes. Je revins près du camionneur, à sa vitre, tandis qu’Alexi se débattait pour fermer la porte. Je sortis un rouleau vert et le tendit au camionneur.
-Tenez, vis-je, 1 000$ de pourboire.
Il accepta l’argent d’un air joyeux. Il me remercia beaucoup et me fit un sourire sympathique. Un bruit sourd se fit entendre : Alexi a dû fermer la porte. Il tapote la porte arrière, je m’écarte et le camionneur s’en va, arborant un sourire léger mais satisfait.
Je me retourne et contemple le port : un beau port, bien organisé, avec des bateaux, des marchandises, je vois même là bas des ouvriers s’activer, portant des caisses depuis un camion à un bateaux. Il semblerait que se soit l’un des rares ports encore actifs avec des bateaux en états. Néanmoins, il est un peu rouillé, voir dépassé, il aurait besoin d’une bonne rénovation et l’électricité, moteur indispensable, est rare. Je m’intéresse au bateau et au camion, et remarque un sigle « CoD » sur les deux. Chantier Of Destruction . Alexi est derrière moi, visiblement, il cherche quelque chose. Je le laisse à ses occupations et me dirige vers la vieille porte container, les ouvriers me voient d’un œil méfiant, j’essaie de monter, je pose un pied sur la rampe reliant la terre ferme au bateau, et une main velue se pose sur mon épaule.
« -Je te déconseille de faire ça l’ami, fit une voix dénuée de sentiments. »
Je me retourne tranquillement. Je vois devant moi un homme bien bâti, avec un casque de chantier sur la tête, l’air d’un chef de chantier. Je le toise un long moment avant de demander :
« -Et où allez-vous ?
Il fronce un sourcil, et répond d’une voix bourrue.
-La plate-forme.
-Je dois absolument y aller.
Il me lorgne et me fit d’une voix sec cette fois :
-En échange de quoi ?
Je me regarde, j’ai rien sur moi, mais…
-Je pense que… »
Et Alexi se ramène, les mains surchargées de bric-à-brac : une radio, un casque de chantier, une tronçonneuse, un marteau, un tournevis. Le cromagnon retient son sourire pour paraître impassible.
« -Voilà, dit Alexi en posant les outils aux pied du chef de chantier, C’est suffisant ? On fait le troc : Vous nous emmenez à la plate-forme contre tous ça, fit-il en montrant du doigt le bric-à-brac.
-Marché conclu, s’empressa le chef. Au fait, je m’appelle Ronald O’Neal. Il nous tend une main, et s’est détendu.
Je serre sa main avec force et ajoute :
-Moi c’est Boris Mougatchev Et lui Alexi alias Blaze.
-Bon, montez. »
Il fait un signe discret à un homme pour qu’il ramasse les outils troqués. De larges minutes passèrent, nous nous étions installé avec le chef dans la cabine de commandement, tandis que Ron nous présenta le commandant John, ancien colonel, un vétéran du Viet-Nam. Les dernières marchandises chargées, les ouvriers montèrent avec nous, tandis que Ron descendit payer les « mercenaires » qui avaient aidé. Nous larguâmes les amarres, et le bruit affreux d’un vieux moteur diesel se fit entendre. De la bonne fumée noire s’échappait de la cheminée de la porte container centenaire, et celui s’ébranla un moment avant de se stabiliser…la mer au loin s’étendait à l’infini devant nous, une mer paisible et troublante, une mer qui n’en finit pas, qui ne va jamais finir. Je m’extasie devant cette poésie, cette poésie qui me rappelle, ma patrie, ma conviction, ma Russie, mon existence…