Après 4 jours de convalescence dans son taxi, Pierrarno quitta son humble demeure pour reprendre des forces. Il se gara donc au Burger shop de Doherty.
Décontracté, il rentra donc dans le restaurant. Après un rapide signe de tête aux gens qui l’entouraient, il s’en va vers la première serveuse. Eh oui, Pierrarno ne supporte que la compagnie de femmes... Ce qui est tout à fait normal après ses 3 ans de prison vécus dans une cellule partagée avec deux gros costauds.
Pierrarno : « Bonjour jeune demoiselle, Mega Boeuf-Burger s’il vous plaît. »
La serveuse : « Avec ou sans mayonnaise ? »
Pierrarno : « Sans ma jolie. Sinon, tu termines à quelle heure ? »
La serveuse : « Votre menu sera prêt dans deux minutes. Veuillez-vous asseoir, je viendrais vous apporter la boisson chaude ».
Pierrarno : « Ok... J’attendrais. »
Pierrarno, renfrogné, rejoignis une banquette libre et s’y installa. Seul un monsieur y résidait, un journal devant les yeux.
-Deux minutes plus tard-
La serveuse : « Voici monsieur. Ce sera tout ? »
Pierrarno : « Tout, tout... Oui et non. J’ai l’entrée mais il me manque le dessert. » Il passa en revue et avec convoitise les formes de la serveuse.
La serveuse : « Désolé monsieur. Ne soyez pas choqués si je vous dis que dans la vie on ne peut pas tout avoir. »
Pierrarno : « Eh bien soit, j’aurais essayé. Vous pouvez disposer. Laissez moi siroter en paix ma boisson. »
La serveuse, prise de court, s’en alla sans un mot, les doigts crispés à son plateau.
Pierrarno, lui, tout content, commença à manger. Un peu à l’étroit sur sa banquette partagée, il lança à son voisin de table : « Yep toi. Ca te dirait pas de lire ton journal ailleurs ? Je mange mon gars, et ta présence me dérange légèrement. »
L’homme en face de lui, leva les yeux de son journal et lui répondit : « Je lis les dernières pages et je m’en vais. Je suis dans un lieu publique, figurez-vous. Si ma présence vous dérange, louée une banquette. »
Pierrarno : « Je n’ai pas envi de me battre. Restez... »
L’homme : « Mais avec joie. » Puis il posa sa carte sur le coin de la table. Pierrarno, intrigué, la regarda d’un œil distrait et pu lire : ‘Robert D.Dorphile. SPCA-Entreprise-’
Mon dieu, mais je le connais celui-là. Il m’a contacté hier pour fixer l’heure de mon rendez-vous d’embauche...