La voici
Sweet actionna la fontaine, et de l’eau coula le long du trottoir. Il tendit ses mains juste en dessous de l’eau, et après les avoir remplit, les passa dans sa bouche.
-Arrrgl !
-SWEET !
Sweet gémissait sur le sol, se tortillait, se roula en boule et surtout se cognait la mâchoire contre le bitume. Carl, horrifié par cette scène s’apprêta à sauter de sa chaise pour aller aider son grand frère, mais entendit des pas derrière lui, suivit d’une voix glaciale et malicieuse…
-Et bien on dirait que la 31 est bloquée…
Carl regarda la personne qui venait de parler comme si c’était un sataniste qui faisait la prière avant de manger.
-Je parle en effet de la dent de votre frère.
-Tu’ m tutoies, maintenant, batar ?
-J’ai du mal à comprendre ce langage fort mal compréhensible…
-TA GUEULE !!
L’homme en question enleva ses lunettes. Sweet venait d’arrêter de se plier en quatre. Apparemment, l’eau était passée. C’était bien entendu, « Johnson ».
-On va t’ crever à deux, fils de chien, dirent Carl et Sweet d’une même voix.
Carl appuya sur son bouton « gun » des deux cotés de sa chaise tandis que Sweet reprit en main son AK-47. Carl avait deux mitraillettes dans sa paire de mains, et deux autres dans les bâtons de chaque côté de ses roues. Tous deux pointaient leur mitraillette vers Johnson. Soudain, un bruit qui était familier à Carl retentit. C’était celui d’un hélico. Carl reconnu celui de Toreno.
-Hin hin…Je replierai votre hélico si j’étais vous.
Johnson montra de son doigt un toit, mais plus précisément, un homme sur un toit avec une carabine qui semblait être un sniper. Il en montra un autre à l’opposé. Idem. Carl ne sachant pas quoi faire, paniqua et cria :
-TORENO !! NAN DEGAGE TOUT D’SUITE !! TU M’ENTENDS ? BARRE-TOI !! !!!
Mais le son n’arriva pas jusqu’à l’oreille de Toreno. Son hélico se rapprochait de plus en plus vite de Johnson…
-Je vous aurai prévenu, au moins, dit ce dernier.
Il baissa la tête et remit ses lunettes. Il leva soudainement la tête et se tourna vers l’hélico. Sweet ne perdit pas de temps. Il pointa son AK-47 vers Johnson, s’apprêta à presser la détente, mais entendit une grosse explosion. C’était l’hélico de Toreno qui venait de se faire éliminer par les X balles tirés par les hommes de Johnson. Carl soupçonna un lance-roquette…
-C’est la fin, mes amis. Vous perdez…JE GAGNE. A moi toutes les gonzesses de San Andreas, tous vos propriétés…
Soudain, Carl eut un fou rire. Il rigolait tellement fort que des oiseaux dans les arbres se cassèrent de leurs nids. Un oiseau particulièrement bizarre regardait Carl de travers. Soudain, un bruit de moteur retentit. Qui était-ce ?
Suspens 