Alors j´envois la sauce !
Carl se sentit mal à l’aise. Il n’avait pas reçu de nouvelle de Tata Poulet et de son gang. Et puis Woozie ne l’avait pas prévenu qu’il y aurait son gang en moins. Tout le monde monta dans une caisse puis se dirigèrent vers la maison de Madd…
Mais Carl gardait espoir. Les Seville et les Temple étaient venus à leur secours. Ils étaient à peu près une trentaine. Et les Triades viendraient peut-être en renfort…Ensuite, si les Varios Los Aztecas se détachent des San Fierro Rifa, ils viendraient peut-être…Rien, mais alors rien n’est perdu. Tout le monde dit au revoir à Kendl qui devait rester à la maison. Carl prit la Greenwood-002 avec Sweet, César, B-Dup et Big Bear. Il repensa à son gang. Soudain, il essaya de se rappeler où et comment il les avait rencontrés. Il commença par :
« Les Sauvages : Rencontré dans la campagne en forêt. C’est eux (Kyle, Chris, Sam, TJ et Jack) qui le sauva du gang de Johnson lorsque Carl était avec Woozie. »
« Kerry James : Rencontré dans un bureau. C’est lui qui publia l’article sur le gang de Johnson. Il fit aussi recruter les cinq mecs balaises (Deux hommes de couleur noirs, un blanc, et deux asiatiques). »
« Barty Milhouse : Rencontré à Liberty City, c’est Carl qui était descendu de sa chambre d’hôtel pour lui piquer ses fringues toute pourrie. Il vit ensuite qu’il avait un flingue et que ses habits n’étaient qu’une couverture, qu’il était un vrai bonhomme comme Carl. Il le recruta à la suite pour le braquage de casino. »
« Mike Karty : Rencontrer également à Liberty City, c’était le sous-chef et garde du corps du gang de Johnson. Grâce à Toreno, il bossa ensuite pour le gang de Carl, toujours pour le braquage de casino. »
Tous ces personnes là. Il les avait tous recrutés un par un. Et ils allaient tous crevés un par un. Johnson avait deux cents hommes de mains. Carl n’en avait que cent…
Carl, Sweet, César, Old Reece, B-Dup, Big Bear, Woozie, Madd Dogg, Kent Paul, Ken Rosenberg, Barty Milhouse, les cinq hommes de chantiers, Mike Karty (Toreno le surnommait Katy) et Kyle, Chris, Jack, TJ et Sam des Sauvages. Vingt trois hommes. Vingt deux proches de Carl, en tout plus la centaine d’homme de mains ; les mecs de Grove (en comptant les Seville et les Temple). San Andreas ne sera plus que poussière après cette guerre. Ou plutôt : La maison de Madd Dogg ne sera plus que poussière après cette guerre. Carl roula vers Vinewood. En passant devant un fast-food, il vit un homme torse nu, tête baissé, un gobelet à la main. A côté de lui, il y avait une pancarte : « Donnez-moi des dollars ! ». Cet homme n’avait rien dans son gobelet, car la façon dont il demandait de l’argent laissait à désirer. Soudain, le patron du fast-food le coursa, une batte de baseball à la main. L’homme se releva et courut. Il avait plein de tatouages sur le dos. Carl roula à côté du mendiant. Le mendiant regarda Carl. Ce dernier le reconnu. C’était OG Loc.
-Hé ! CJ ! Dit-il tout en courant. Sors-moi de c’ pétrin mec !!
Carl roulait toujours à côté de Jeffrey…Euh OG Loc.
-Tiens…Te revoilà toi.
-J’ t’en supplie !
Le patron du fast food allait bientôt attraper OG Loc. Il était plus rapide que lui.
-J’en ai déjà trop fait pour toi Loc, Dit Carl. Désolé.
-CJ ! JE TE DONNERAI DU FRIC !
-T’es mendiant. T’as autant de thune que mon gun, mec.
-OK, Carl Johnson, dit-il en ralentissant D’accord. Adieu.
OG Loc s’arrêta et se retourna vers le patron qui était juste derrière lui. Il esquiva le coup de batte de baseball et lui mit une balayette. L’homme tomba à la renverse et son cou se brisa. Carl arrêta la voiture. Loc se rapprocha près de sa voiture et lui dit :
-Je peux me débrouiller tout seul. Fini de tes coups d’ pouce. J’ai plus besoin d’ toi. J’vais braquer, braquer et braquer jusqu’à crever. D’ailleurs, je préfère encore crever que d’entendre parler d’ toi. Bouge.
OG Loc se dirigea vers le patron et lui fouilla ses poches. Il y trouva une dizaine de biftons. Il les mis dans sa poche et s’en alla en marchant comme un gangstas. Des klaxons retentirent derrière Carl. En effet. Une vingtaine de voitures suivaient Carl qui s’était arrêté et qui était bouche bée par ce que venait de lui rembarrer OG Loc. Carl roula et les klaxons stoppèrent net.
-Qui c’est c’ con ? Demanda César.
-C’est OG Loc. C’était un rappeur usé. Sweet, Smoke et moi on était parti le récupérer pour la taule. Il travaillait au Burger-Shot…
-Et grâce à CJ il est devenu rappeur. Il a volé d’ la sono, des lyrics et tout et tout rien qu’ pour lui. Sans CJ il serait retourné en taule pour le même genre de gaminerie.
-Je vois, dit César.
Ils arrivèrent vers Vinewood. Carl s’arrêta.
-T’as la diarrhée, CJ ? Demanda B-Dup qui était à l’arrière.
-Nan pourquoi ?
-Alors pourquoi tu t’arrêtes ? ROULE.
-Ouais. Mais…C’est peut-être la fin, gars. Vaut mieux vivre plus longtemps…
-Qu’est-ce qui t’ fait dire ça ? Demanda Sweet.
-Tu l’as entendu, le mec t’à l’heure. Aucun n’ont de 9mm. Que des mitrailleurs. Que des bazookas, frère. Que des snipers. RIEN D’AUTRE.
-Et alors ? Demanda César. On est meilleur qu’eux ! Est-ce qu’ils ont des gilets par barre ? Non. Nous, on en a. Tout Grove en a. Grâce aux tee-shirts que t’as acheté, Holmes !
-Ouais…
-Bon démarre maintenant, dit Big Bear. Je suis pressé de leur exploser leur tronche.
Carl savait que Bear aimait le combat. La preuve, lorsqu’il était gosse, c’est lui qui l’avait sauver du San Fierro Rifa. Il était même sauté du toit pour ça. Les klaxons des voitures qui les suivaient recommençaient à retentirent. Sweet ouvrit sa fenêtre, y sortit sa tête et tira dans le ciel.
-SILENCE MERDE !
Les klaxons stoppèrent. Les têtes dans les voitures se regardèrent étonné.
-Bon…
-On y retourne, frérot, dit Sweet.
Carl se retourna vers Big Bear, B-Dup et César qui étaient à l’arrière. Il mit son poing devant eux.
-Gangstas pour la vie.
Sweet, César, Big Bear et B-Dup joignirent leur poing sur celui de Carl.
-Gangstas pour la vie, répétèrent-ils.
Carl mit les mains sur le volant et souffla.
-Bon on va y aller style : infiltration en douceur, dit Carl.
Soudain, il vit un homme en costume noir se mettre devant leur voiture en les regardant.