République Française
- BFM TV, Flash Spécial – 23 Novembre 2011 –
« … toujours devant le Palais Bourbon, où nous attendons avec impatience une déclaration du président de l’Assemblée Nationale sur une éventuelle solution aux émeutes que nous subissons actuellement … »
« Emeutes ? Le mot est faible, je parlerais plus de guerre civile ! On ne peut plus comparer les évènements de Novembre 2005 à ces combats urbains. Au départ, ce n’était qu’une lutte religieuse, suite à l’appel de ce putain de pape, mais ça a dégénéré. Les Corses, par exemple, ne se battent pas pour se faire de l’arabe, mais bien pour obtenir l’indépendance de l’Île de Beauté, rien de plus ! Oui, c’est une guerre civile … »
« Désolé de vous couper Patrick (ndlr : Patrick Poivre D'Arvor est devenu consultant à BFM TV quelques mois après son départ de TF1) mais les portes de l’Assemblée Nationale viennent de s’ouvrir. Bernard Accoyer a demandé aux journalistes présents de se rassembler pour écouter une déclaration de ce dernier. »
[Gros plan sur le président de l’Assemblée Nationale, assailli par les micros des journalistes]
« Mesdames, messieurs, tout d’abord merci d’être venu, en ce mercredi pluvieux. Je sais que vous avez pleins de questions, ça tombe bien, moi j’ai plein de réponses. Commençons par le commencement. La semaine dernière, suite à une entrevue avec les leaders des principaux groupes politiques français, nous avons décidé de nous réunir pour une session extraordinaire aujourd’hui, afin de débattre sur une solution pour mettre un terme à cette crise. Joseph Koenig, ici présent, nous a fourni un bon support, qui vient d’être adopté à l’unanimité. »
« Et quel est ce support, cette solution ? »
« Mesdames, messieurs, je vous annonce que nous avons suspendu le Président de la République ses pouvoirs à 456 voix sur 577. Nous venons de former un gouvernement intérimaire sous la direction de Joseph Koenig, pour mettre fin à cette crise. De plus, nous avons voté l’état de siège général, ce qui facilitera grandement les choses pour ramener l’ordre dans le pays. A vous Joseph »
« Merci. Comme l’a si bien dit M. le Président de l’Assemblée, j’ai été choisi pour mener à bien cette tâche, qui s’annonce bien difficile. Nous sommes prêts à prendre toute les mesures possibles, même extrêmes, pour que nous puissions nous promener de nouveau sur les Champs-Elysées la nuit. Les 577 députés de l’Assemblée se portent garant de la démocratie, et je vous assure que nous organiserons de nouvelles élections présidentielles lorsque la crise sera finie. Nous devons vous laisser, nous avons fort à faire ».
[Retour aux studios BFM TV]
« Eh bien, je pense que nous sommes entre bonnes mains, et je suis plus qu’optimiste pour le futur. »
« Pour une fois, je partage votre point de vue Patrick. Tout de suite, la météo, avec une nouvelle dépression arrivant sur les côtes bretonnes … »