Archipel japonais
La seconde puissance économique du globe se déclare officiellement en récession. Le gouvernement qui, tout en ne livrant aucune indication chiffrée, s’est explicitement abstenu d’employer le mot reprise dans le rapport. Les voyants de l’économie passent au rouge les uns après les autres, l’horizon s’assombrit.
Les banques japonaises prévoient douze à dix-huit mois. Le marché ne croit pas à une récession brutale et rappelle que les entreprises ont réduit leurs surplus de capacité et ont diversifiés leurs actions vers les pays émergents. Le gouvernement annonce des mesures économiques d’urgence, planifiées et sur le point d’être dévoilées aux investisseurs japonais et table toujours sur une croissance à 1,3%.
« Le Japon semble se diriger vers un atterrissage en douceur. », révèle le Fond Monétaire International. Aujourd’hui, les structures financières de la seconde économie mondiale sont nettement plus solides, comme le montre l’« étanchéité » des banques nippones à la crise des supprimes. Les économistes prévoient sans l’ombre d’un doute une récession bien moins forte que celle qui a frappé le pays dans les années 1990, les banques étaient chargées de créances douteuses.
Aucun signe visible de la crise n’apparaît dans les rues de la capitale. La consommation ne chute pas. « J’aimerais tant que la croissance de la France ressemble à la récession du Japon ! », s’amuse un banquier français. Finalement, le dénouement de la crise pourrait se révéler tout autre. La crise pourrait bel et bien se répercuter sur l’ensemble des pays industrialisés et provoquer une crise économique d’importance majeure...