Nouvelle en Colombie
Du haut de la Torre del Arcàngel, dans le bureau du président, De Mariconchala regardait ers le lointain, le regard vide. Tandis que le Soleil rougeoyant se couchait derrière les montagnes, Bogotà s´illuminait d´innombrables tâches de lumières aux couleurs variées. Au loin, sur la ligne d´horizon seulement interrompue par de vagues formes de pics rocheux, un V-22 Osprey s´éloignait vers le Nord. L´hélicoptère, normalement réservé aux allers et venues des invités de marque du président, servait ce soir à amener Pato vers la prison ultra-sécurisée et très secrète de Roca Negra, sur une presqu´île à uelques kilomètres de Riohacha dans le département de Guajira. Là-bas, Pato serait bien gardé et le secret de son incroyable longévité peut-être percé. Le vieux militaire venait de souffler ses 184 bougies le jour même, dans un cachot des tréfonds de la Torre del Arcàngel.
De Mariconchala sourit en pensant au succés de ses sombres manoeuvres politiques. Portant une tasse de café à ses lèvres, il songea à la manière de mettre un terme à l´arrogance du Paraguay, ce pays prétentieux qui se croyait tout permis en déclarant la guerre à tout va au moindre coup de sang de son chef. Le principal ennui de ce conflit était que le Paraguay était entouré par trois pays, dont deux étaient ses plus fidèles alliés, la Bolivie et l´Argentine. Le Brésil, le troisième pays, entretenait des relations claires et saines avec la République de Colombie depuis longtemps quand à lui. Les généraux l´avaient bien dit : les bombardements sont une perte de temps et d´argent si ils ne sont pas suivis d´un assaut par des troupes terrestres ou de débarquement, cependant, l´arrivée de colombiens, d´indochinois ou de roumains en quantités suffisantes au Paraguay était actuellement impossible compte tenu du fait que l´ennemi avait fait couper les routes menant au Brésil. Autrement dit, il faudrait introduire des commandos expérimentés en territoire ennemi pour prendre des sites frontaliers et pour permettre la reconstruction de routes permettant la venue de troupes et d´équipement en plus grand nombre. Malheureusement, l´armée paraguayenne étaient rompus à l´art de la guérilla et savaient se cacher avec une aisance propre aux rats. Revenait donc la solution d´un bombardement intensif menait à la fois par les appreils colombiens et indochinois sur des postes frontaliers stratégiques, comme des villes. Mais cela risquait de faire de nombreuses victimes civiles, et de faire tomber l´opinion publique mondial en faveur du Paraguay. Les civils paraguyens étaient d´ailleurs également une menace, car fanatisés. Si il n´en tenait qu´a lui et à son pays, De Mariconchala aurait déjà utiliser l´arme nucléaire. Il reposa sa tasse de café à moitié vide sur son bureau en ébène quand sa sécrétaire fit irruption dans son bureau.
-"Le projet SSNLE Ballenas est terminé senor"