( Rappel : Le << 30 Novembre >>, à l´appel des islamistes : des manifestants, pour la plupart de jeunes diplômés sans emploi, s’étaient massés dans les rues de Riyadh pour protester contre la Famille royale, mais celle-ci envoie la GARDE NATIONALE qui fait un massacre ... )
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¤ République d´Islamiyah, province Orientale, region du Hassa, ville de Dammam ¤
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Même s´ils étaient des traites, ç´aurait été barbare de ne pas leur laisser la possibilité de prier. Un imam vint voir chacun d´eux et leur annonça le destin qui les attendait, cita les textes sacrés du Coran et leur parla de la possibilité de se réconcilier avec Allah avant de Le voir en face. Ensuite, on les conduisit sur une vaste place puplique proche d´une mosquée.
Le chef Fawwaz, qui jadis commandait l´un des bataillons de la Garde nationale d´Arabie Saoudite, était le prochain qui devait être décapité. On lui lia les mains dans sa cellule en présence de son imam et il fut conduit à l´extérieur, sur la place publique, par des soldats de l´armée Islamiyenne. Fawwaz s´était réconcilié avec son destin et il ne donnerait pas à ces salopards de révolutionnaires islamistes la satisfaction de le voir craquer, même s´il maudissait la lâcheté de ses supérieurs : des princes déchus qui s´étaient enfuis au Paraguay en l´abandonnant derrière eux. Peut-être, finalement, qu´il n´aurait jamais dû intégrer la Garde nationale, l´Armée blanche, une armée d´une loyauté à toute épreuve envers une Famille royale qui l´avait lâchement délaissée, une armée qui avait massacrée sans hésiter de jeunes étudiants dans la manifestation du 30 Novembre à Riyad, pensait Fawwaz, tandis que la foule se rassemblait autour de lui sur la place. Il examina du coin de l´oeil le sabre de son bourreau pour voir si la lame était bien poli, puis laissa échapper un ricanement de dégoût telment le sabre était minable.
Exelent militaire, Fawwaz obéissait aux ordres sans discuter, quels qu´ils fussent, si bien qu´il était très apprécié de la Famille royale des al Saoud. Et aujourd´hui, voilà sa récompense !
Le bourreau se positionna derrière lui et le fit s´agenouiller.
<< – Dis à ma femme et à mes enfants que je l´ai aime >>, demanda Fawwaz.
Le bourreau acquiesça d´un signe de tête sans expression et murmura ce qu´il devait, estima-t-il : << – Dieu puisse-t-Il te pardonner d´avoir était du côté des Saoud.
– Fais ton devoir, jeune homme. >>
Le chef Fawwaz ferma les yeux et inspira un grand coup. Son cerveau fonctionnait à toute allure. Il essaya de comprendre comment en était-il arrivé là ? A peine quelques mois plus tôt,
il était riche et puissant, la Garde nationale comptait près de 100.000 hommes surentraînés et formés par les américains, des hommes qui écrasaient la moindre révolte sur ordre de la Famille princière Ibn Saoud et qui aujourd´hui avaient tous décidé de s´assujettir aux nouveaux dictateurs et de servir la nouvelle Cause. Tout de façon c´était ça ou fuir à tant au fin fond de l´Amazonie ou, se faire exécuter ici. Fawwaz regarda la foule qui hurlait de plus en plus fort que Dieu était grand. Aucune expression sur leurs visages. L´habitude de voir des exécutions rendait les hommes ainsi, pensa Fawwaz. Ce qui était censé être cruel et horrible devenait simpleme...
Encore, observa le boureau en remarquant qu´un seul coup de sabre n´avait pas suffit à couper la tête de ce traite. Le deuxième coup mit fin aux gémissements de l´officier de la Garde Nationale. Puis deux soldats de l´armée Islamiyenne emportèrent son cadavre.
Un autre s´empressa de nettoyer avec une serpillère, pas vraiment pour enlever tout le sang causé par l´exécution mais parce que sinon, on risquait de glisser. Les prochains condamnés étaient des politiciens, pas des militaires. Les soldats, au moins, mouraient avec dignité.
Pas les civils : Ils se lamentaient, pleurnichaient et imploraient Allah. C´était malgré tout une expérience enrichissante pour le boureau, qui n´avait jamais tuer des modernistes.