[ rappel : << Demain monsieur le président, vous serez à Djeddah et vos déclarations seront retransmisent dans pas mal de pays. >>]
¤ République Islamique d´Arabie, region du Hedjaz, ville de Djeddah, Jeddah Stadium ¤
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Malgrè tout le cérémonial et tout l´argent dépensé pour l´événement, le Président Islamiyen se retrouva assis sur une simple chaise pliante en métal, qui lui faisait mal aux fesses. Il était installé derrière une balustrade en bois, couverte d´un drapeau vert uni et doublée par une plaque d´un alliage censé pouvoir arrêter des balles. Le podium, lui, était blindé avec de l´acier. Le Jeddah Stadium, un vaste et récent stade, était plein à craquer et les journalistes saoudiens ne manquaient d´ailleurs pas de le rabâcher. Le Maire de Djeddah avait repris la parole, après deux autres orateurs - un très jeune enfant qui hurla son amour pour l´Islamiyah et le directeur du stade. Le Président avait fait de son mieux pour les écouter, mais ils avaient dit à peu près la même chose... et pratiquement que des mensonges.
<<... et j´ai le grand honneur de vous présenter le président de la République d´Islamiyah ! >> Le maire se tourna alors vers Safar, avec un geste dans sa direction. Safar Al-Hawali se leva, s´approcha du podium, serra chaleureusement la main du maire. Les nombreux projecteurs dirigés sur le Président l´empêchaient de voir la foule. Il hocha la tête pour remercier ce public qu´il voyait à peine mais qui lui criait son adoration. << Je vous remercie, monsieur le Maire, pour ce préambule. Islamiyens, Islamiyennes... Je n´étais jamais venu à Djeddah , mais après avoir goûté à votre accueil, j´espère que ce ne sera pas la dernière fois.>> On aurait dit que quelqu´un avait agité le panneau << applaudir >> comme dans une émission télé. Personne à la place de Safar n´aurait pu entendre ces ovations, voir ces visages ravis et ne pas adorer cet instant. Il était le Président d´un des plus puissant pays au monde. Son peuple l´aimait et célébrait chacune de ses paroles. Tous espéraient que le Président les regarderait dans les yeux une brève seconde.
Je peux faire ce que je veux de cette foule, songea Safar tandis que la salve d´applaudissements diminuait. Il prit une profonde inspiration et se mit à parler comme il le faisait lorsqu´il enseignait à l´université de la Mecque. << Notre peuple a connu trop d´épreuves. Trop de sacrifices, et pour quelles raisons ? A cause d´une famille impie, à cause de mécréants, de traites. Mes frères, vos cris de protestation contre les injustices qu´ils vous ont fait subir sont montés jusqu´à Allah, et Allah y a répondu en nous donnant la force de nous soulever ensemble contre la monarchie des tyrans, celle qui ne respectait pas les lois divines. Dieu a donné à notre chef, le leader de notre révolution, le cheikh Hamoud Chouaïbi, la force pour nous guider. L´Islamiyah est la Volonté de Dieu ! >> Nouvelle ovation du public.
Au-dessous du Président étaient alignés ses gardes du corps, les yeux dissimulés par des lunettes noires, si bien que le public ne pouvait deviner s´il était surveillé ou non. Des individus dont on ne voyait pas le regard étaient toujours plus inquiétants. Ils gardaient les mains serrées devant eux et, grâce à leurs écouteurs et à leur micro radio, ils restaient en contact les uns avec les autres tout en contrôlant la foule. Au fond du grand stade, d´autres agents observaient les lieux avec des jumelles ; ils savaient que l´amour pour le président n´était pas forcément partagé par tout le monde. Pour cette raison, on avait installé des détecteurs de métaux portables à toutes les entrées du Jeddah Stadium. Pour cette raison encore, des chiens dressés avaient fouillé l´édifice à la recherche d´explosifs.
Et en ce moment, ces agents de sécurité observaient tout.
<<...Cepandant, nous sommes un peu troublé par certaines remarques, de certains pays hostiles à l´islam, qui semblent suggerer que l´Islamiyah est une dictature. Pourquoi disent-t-ils des choses pareilles ? Ont-ils des preuves ? Par Allah ! Ce ne sont que des affabulateurs ! Nous ne sommes pas des barbares, en dépit de ce que leurs rancontent leurs amis juifs. Nous ne dérangeons personne, pourquoi faut-il donc que certains se mellent de nos affaires ? >> et la foule recommença à applaudir. Les régies vidéo, dans les camions garés devant le stade, retransmettaient en direct l´allocution à travers le monde.
<< ...c´est pourquoi l´islam est, par conséquent, véritablement une religion de paix et de fraternité. A présent, il y a plusieurs messages que je souhaiterai transmettre aux gouvernements étrangers. Premièrement au gouvernement Colombien ; Si votre pays traite le mien avec respect, alors nous pourrons parler et envisager une amélioration de nos relations. Au reste du monde je dis que nous ne désirons que la paix, pour pouvoir mener notre tache à bien : faire profiter notre peuple des richesses offertent par le Tout Puissant.
Nos intentions sont pacifiques, vous n´avez rien à craindre de nous. >> Nouveaux applaudissements. << Maintenant, Islamiyens, prions ensemble, montrez ainsi au monde votre soutien à la révolution islamique, montrez ainsi votre soutien à votre gouvernement, à notre nation. Montrez ainsi que vous êtes prêts au sacrifice pour préserver notre nation. Prions ensemble : Au nom de Dieu, le Miséricordieux, le Compatissant ... >>