- Pendant quelques semaines, plusieurs centaines de britanniques partent vers la Belgique, la France ou l´Irlande.
Londres menace de sanctions économiques si les réfugiés sont régularisés.
Le président Nicolas Sarkozy, a trois mois d´élections régionales où son parti risque d´être en difficulté, hésite :
soit il s´attire les foudres du Front National en contredisant Watler, soit il s´attire les foudres du reste des Français en n´accueuillant pas des réfugiés politiques.
Situations similaires en Belgique, en Italie et en Irlande, ou les dirigeants sont confrontés à de durs dilemmes.
Finalement, la République d´Irlande décide de nouer des partenariats économiques avec la France, la Belgique et l´Italie.
Le président Nicolas Sarkozy de France, la présidente Mary McAleese d´Irlande, le premier ministre Romano Prodi d´Italie et le premier ministre Elio du Rupo de Belgique décident tous d´accueuillir officiellement les réfugiés britanniques, et même allemands.
Les Pays-bas, impliqués avec le Royaume-Uni dans la paix en Amérique du Sud, restent neutres.
A trois jours de Noël, cette décision des derniers pays européens parfaitement libres ne surprend pas la diplomatie britannique.
Le Prime Minister annonce de futures sanctions.
A peine deux heures après la déclaration commune, le PDG de British Airways est placé sous mandat d´arret pour "commerce avec l´étranger", notion inventée au XVIIeme siècle et plus utilisée depuis la chute de l´URSS. Le chancelier de l´Echiquier annonce comme "punition" pour British Airways, et de nombreuses autres compagnies aériennes [en fait, toutes], une nationalisation prochaine pour éviter les "émigrations clandestines, l´espionnage industriel, la propagation du mahométanisme et du communisme" par la voie des airs.
Comme par hasard, les personnes mises sous mandat d´arrêt ont le temps de fuir sur le continent.
La volonté du gouvernement Watler de contrôler directement les secteurs sensibles du Royaume-Uni ne fait maintenant plus de doute. L´ancien PDG de BAe Systems, désormais installé à Mons en Belgique, dénonce un "communisme à l´envers".*