Nouvelle en Colombie
-"On les a niqués! On les a niqués!" hurlèrent dix jeunes hommes, debouts sur une des tables d´une boîte de nuit de Bogotà, l´Alambra, copie conforme de l´intrieur du palais espagnol du même nom, alors que le Dj passait de Voodoo People, de Prodigy à Franck Sinatra, de Miss Kittin. La tequila, la kriska ou le malibu coulaient à flot. Partout dans la ville, des gens fesaient la fête. Les prostitués gagnèrent cette nuit plus qu´en une semaine de travail. Le reste de la Colombie était aussi en liesse. Des paramilitaires d´extrème droite paradaient dans les rues de San Jose en entonnant des champs patriotiques et en criant : "A mort Drianotiz!".
Le cartel de Medellin profita de l´occasion pour rendre un hommage à Pablo Escobar. Mais Carthagena était en deuil. Une cinquantaine de morts était à déplorée dans les rangs de la ARC, dont l´amiral Galvez, qui s´est laissé coulé avec son navire, le Colombia. Une chapelle ardente fut mise en place. De petits groupes de journalistes et d´intellectuels ne se laissèrent pas éblouir par la "victoire" et écrivirent des articles, des poèmes, dénonçant la folie de Los Tiendes, qui a provoqué la mort de cinq millions d´âmes.
Dans la Torre del Arcàngel, la vie et les affaires reprennirent leurs droits. On vota au Parlement le montant du premier remboursement pour le Venezuela, qui fut de cinq milions de dollars. L´aide annuelle pour l´Amazonas, elle, fut fixée à 120 millions. Dans les quartiers des affaires de Bogotà, ou de Medellin, des contrats furent de nouveau signés, des transactions de nouveau effectuées. Les investissements de telle ou telle société reprennaient de plus belle. La concurrence, plus que jamais, était sans pitié, une nouvelle période de croissance s´annonçait pour la Colombie, qui avait la chance d´avoir reçu l´étiquette signé de l´ONU sur laquelle était inscrit le mot : "Gagnant". Un autre mot, d´autres décisions des Nations-Unies auraient pu changés l´avenir de la Colombie. La construction de la Trasur reprit, tout comme les échanges entre pays du MERCOSUR et de la Communauté Andine. De petites compgnies pétrolières colombiennes, profitant de la débâcle venezualienne, rachetèrent à prix bas des puits de pétrole dans l´Orénoque.