Paraguay, Aérodrome El-Bazan, Tarmac de la Piste
Eduardo etait en train de recceuillir les témoignages de quelques militaires présents sur la piste, lorsque il le vit.
Un avion de chasse. Il ne savait pas si c´etait un Mig, un Boeing, ou une Ferrari, il ne savait meme pas si c´etait un avion de chasse. Tout ce qu´il vit, ce fut une dizaine de trainées blanches. Puis, une... Puis deux... Puis trois... Puis quatres explosions! Il vit une enveloppe de flammes entourer la tour. L´enveloppe s´agrandit, puis disparut dans un grondemment assourdissant. La tour émit un grincement rauque. La partie superieur pencha dangereusement. Puis, un énorme craquement se fit. Le temps se figea. Il n´y avait plus aucun son. Le craquement des flammes s´etait tu. Les sirenes des camions egalemment. Il n´y avait plus qu´un bourdonnement desagreable a entendre. La tour pencha , puis la partie superieur ceda, et s´ecrasa rapidemment au sol dans un incroyable vacarme. Elle ecrasa au passage un camion de pompiers, qui sous le poids, fut totalemment applatis, ne laissant que l´arriere du camion intact. Un énorme nuage de fumée envahit alors les lieux...
Corillas, lui, tentait de se relever, lorsqu´il entendit un vrombissement d´avion a réaction. il leva la tete, et vit la silhouette d´un avion passer au dessus de lui. En réalité, ce qu´avait vu Corillas n´était pas un avion. mais un missile AS 30L Venezuelien.
Le missile percuta de plein fouet un gigantesque reservoir de carburant. Dans un grondement rauque, le missile perca la tole du géant d´acier, et explosa. Le résultat fut surprenant. Le reservoir explosa dans un fracas de metal, et les flammes vinrent immediatemment disloquer les parois du reservoir. Le metal fondait! Les eclats d´acier, tranchants comme du verre, mutilerent les pompiers présents aux alentours, qui tentaient d´éteindre les feux dans les entrepots.
Dans la ville proche d´El-Bazan, les habitants crurent que la guerre avait éclaté. Le vrombissement des avions, les explosions, les nuages de fummée au loin...
Paraguay, Pato Ciudad, Aéroport Pato
"- Que... Quoi?"
Le controleur aérien, Augusto Cochisias crut avoir mal entendu. En fait, il n´eut pas le temps de croire en quelque chose...
Les deux missiles percutant la tour de controle, exploserent immediatemment. Cette tour de controle etait differente de celle de El-Bazan. Elle n´etait pas en beton. Des que les missiles exploserent, sa structure en fer s´ecroula, emportant corps et ame... Ou plutot murs et plafonds. De l´exterieur, on put voir la tour rapetisser, puis disparaitre completemment derriere un épais nuage noir. A El-Bazan, seul la partie superieur de la tour s´etait éffondré. Ici, tout était parti, volatilisé, dans les flammes. Les débris fumants masquaient l´aérodrome des autres degats causés par les Su-30.
Passons donc de l´autre coté des nuages.
Imaginez un aéroport, construit dans les années 30, et qui n´a jamis subi d´importantes modernisations depuis sa construction. Un aéroport si desert qu´il n´enregistre qu´une vingtaine de passagers par an, pour des vols locaux, ou régionaux. Un aéroport dont l´aérogare ne consiste qu´en un vaste entrepot ou l´on a installé des chaises, et des fauteuils, ou la tour de controle n´est en fait que du bois camouflé en béton, et ou les appareils sont vieux de plus de 40 ans. Et bien ca donne cela : un véritable coupe gorge.
Le 1er hangar explosa immediatemment des qu´un missile l´atteignit. Des débris volerent en tout sens. Fort heureusement, l´entrepot ne contenait aucun combustible.
Passon au 2eme hangar. Le missile perca la tole de celui ci, et percuta un vieux Fokker des années 50. La carlingue explosa immediatemment, entrainant dans son malheur une multitude de jerrycan pleins a ras bord d´un mélange savamment dosé de pétrole et de carburant. Cela fit l´effet d´un gigantesque feu d´artifice. Le Fokker sous l´explosion fut demembré, et, plus tard, on retrouvera une de ses ailes a plus de 3 kilometres de distance. Le quatrieme hangar fut percé de part en part par deux missiles. Ils exploserent aussitot, avec une reserve entiere de carburant. Le camion, appartenant a la societé de l´aéroport, qui se trouvait etre garé devant l´entrepot, fut soufflé par l´explosion. il se retourna, et glissa sur son flanc sur 20 metres sur la piste d´aterissage.
Pour les hangars, ce fut le coup de grace.
La reserve de carburant a présent. Non homologué, vieille de plusieurs années, elle fut touché par un missile qui l´envoya ad patres. Le reservoir explosa dans un boule de feu rougeatre, et les flammes virent lecher l´arrivée de gaz d´une canalisation. Le rzesultat ne se fit pas attendre. Trois explosions simultanées secouerent la bourgade de Pato Ciudad, et bientot, un nuage de cendres tomba comme une chape de plomb sur le village.
Un dernier missile provoqua un cratere assez imposant sur la route qui reliait l´aérodrome a l´autoroute. Plus tard, un des pompiers avouera que ce cratere aura retardé l´arrivée des secours.