¤ France, Provence-Alpes-Côte d´Azur ¤
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<< – Immédiatement ?
– Oui. Demain tu prendras le vol de Marseille-Asuncion.
– De combien d´hommes disposons-nous déjà sur place ? demanda Adel.
– Seize. Dont deux complices travaillant chez l´ennemi.
– Ah. >> Adel but une gorgée de vin de Loire. C´était une pratique contraire a l´islam,
mais boire enleverait la méfiance des infidèles à son égart, se répéta-t-il intérieurement.
Il devait assumer pleinement sa couverture, comme tout bon agent du AMA - l´Al Mukhabarat ala Amah en arabe, service secret de l´Arabie - s´il voulait mener à bien ses missions.
Le Tout-puissant comprendrait et Lui accorderait Sa grande Miséricorde.
<< – Excellent, reprit Adel, tout souriant.
– Toi et les autres fairez connaissance avec nos nouveaux amis, pour les armes.
Et une fois armés, vous pourrez accomplir le travail.
– Inch Allah, observa Adel.
– Oui, à la grâce de Dieu >>, dit son interlocuteur, en français, pour rappeler à son hôte la langue qu´il couvenaît d´utiliser dans ce pays d´infidèles, afin de ne pas évoquer la curiosité de ces derniers. Ils étaient toutefois à la terrasse d´un restaurant, sans voisin à proximité.
Malgrès tout ce qu´on pouvait dire, ll était étrange de se sentir en sécurité dans ce pays chrétien, contre lequel les musulmans s´étaient battus et qu´ils avaient faillis conquérir en maintes occassions. La France était maintenant ouverte de manière quasi sucidaire aux étrangers et il suffisait de talents même modestes pout se fondre dans son immensité - quasiment aucun talent même, pour peu qu´on ait de l´argent...
Les deux espions Arabis parlaient normalement. C´était deux clients bien habillés partageant un dîner entre amis, rien de conspirateur dans leur attitude. Cela requérait une certaine dose de concentration, car leurs actes avaient tendance à entraîner naturellement un petit côté conspirateur. Mais l´un et l´autre étaient habitués à ce genre de rencontre :
<< – Alors, ça t´a fait quoi de tuer ce traite à Bucaramanga ?
– Un immense plaisir, Monsieur, de sentir son corps devenir inerte alors que je lui sectionnais la moelle épinière et puis de voir cet air surpris se peindre sur son visage. >>
L´interlocuteur eut un large sourire. Ce n´était pas tous les jours qu´ils avaient l´occasion de tuer un ami des mécréants,- encore moins un ancien prince et ministre d´Arabie Saoudite.
Les membres de la famille royale des Al-Saoud resteraient toujours leurs ennemis les plus détestés, sinon les plus dangereux étant donné la colossale fortune amasser durant près d´un siècle par ces traites, qui fairaient tout dans l´espoir de revenir un jour sur le trône.
La mission SF - Saoud al Faycal - avait été une vraie récréation pour Adel. Même si la chose ne risquait pas d´être rééditée de sitôt en Colombie. En effet, les services de renseignements Colombiens étaient des pros, et il ne laisseraient plus les ex-monarques venus du Moyent-Orient faire quoi que ce soit sans un surcroît de surveillance.
Le Paraguay lui, effrayait moins l´Arabie, du moment qu´aucune agences étrangères de renseignements ne viendraient coopérer avec les Paraguayens. Mais cela n´arriverait pas, se disaient les membres de l´AMA, ces agences étaient comme ce petit garçon dans le bac à sable, qui ne partegera jamais, au grand jamais, ses jouets avec les autres enfants.
Pour toutes ces raisons la nouvelle mission serait un succès.
<< Dieu était avec nous ce jour-là à Bucaramanga >> songeat Adel. Lui et ses collègues du AMA ne redoutaient rien, aucune mission, ils ne redoutaient pas même la mort, juste l´échec. Et ils n´avaient pas l´intention d´échouer non plus le prochain assassinat,-le plus important.
<< – Et comment nos guerriers et moi rentrerons nous ?
– C´est à nos nouveaux amis de s´en charger.
– J´ai besoin d´avoir les plans de la villa d´Abdallah et ainsi de suite...
Un signe d´acquiescement. – C´est prévu. Ok, ne tardons pas, que Dieu te protège et t´assiste afin que tu puisse toujours nous apporter la victoire. >> conclua l´interlocuteur.
Adel se leva, échangea une poignée de main et sortit du restaurant, une mallette en main.