¤ République Islamique d´Arabie ¤
¤ Grand palais du peuple, Pékin, Chine ¤
La pièce était déja occupé depuis un quart d´heure par les diplomates saoudiens. Située dans l´aile ouest du Grand palais du peuple, la salle à trois portes ; une donne dans le secrétariat du Président Chinois, une autre dans une petite cuisine, et une troisième sur un long couloir menant directement au Parking. De façon à ce que ceux qui ne désirent pas être pris en photo puissent rentrer et sortir du Palais sans aucune inquiétude. Telle était l´une des priorités des délégués Arabis ; faire en sorte que leur entretien avec le Président de Chine reste confidentiel. Cette pièce, dans laquelle les saoudiens allaient bientôt rencontrer le Président, était de taille moyenne et tous avouèrent qu´elle leur paraît plus petite qu´ils ne se l´imaginaient.
Dans cette partie présidentielle du grand bâtiment, il y avait aux heures de travail une foule d´agents de sécurité en faction. La plupart des personnes parvenues jusque-là avaient dû passer par un détecteur de métal. En fait elles y étaient toutes passées car il n´y avait pas que les dispositifs visibles. Chacun devait subir la très sérieuse surveillance des personnels de sécurité. Les saoudiens n´eurent droit à aucun traitement de faveur, et leur gardes du corps devaient sagement attendre dans le parking souterrain à cause de leurs armes.
Le chef de la délégation saoudienne se promenait lui dans les halls situés à l´opposé de la pièce où allait se tenir l´entretien. Yassin Aljuhani se fit servire une deuxième tasse de thé noir , ici plus qu´ailleur il était délicieux. Dégustant son thé, Yassin ne pouvait s´empêcher de penser à la mission qu´il devait accomplir ; convaincre le Président de la République populaire de Chine, l´un des hommes les plus puissant de la planète. Tout en méditant, il s´avança devant d´épaisses vitres de polycarbonate à l´épreuve des balles, donnant vue sur la place Tiananmen. Là bas les grands-mères faisaient leur gym pendant que les grands pères se grattaient le dos, et le bas du dos.... Les vendeurs ambulant, aussi nombreux que les passants, tentaient eux de vendre des cages à poule aux touristes.
Yassin reste sous le charme de la Chine, des gens, de leur sourire et de leur élégance, mais sait qu´une toute autre ambiance l´attendra devant le Président Chinois. Quelques minutes passèrent et d´un pas décidé, il traversa la salle dans laquelle il se trouvait, prit le couloir à droite, en passant devant le bureau vacant du Vice-Président Chinois, surment en visite à l´étranger, et poursuivit vers la gauche. Sur son chemin, quatre membres du personnel de sécurité lui indiquèrent vers où se diriger. Il s´affairait déjà dans l´antichambre, où trois secrétaires et un agent du service de sécurité étaient assis à leurs places respectives :
– Je me suis promené, j´espère que le chef n´est pas arrivé ? demanda Yassin en anglais.
– Le Président arrive bientôt, monsieur, répondit l´agent Tian. Quarante ans, chef de section du service présidentiel. Son regard balaya le costume de Yassin. Pas d´arme aujourd´hui. La menace contre le Président Chinois pouvait venir de n´importe qui. Après une ultime fouille, la plus sérieuse qu´on pût mener sans recourir à la palpation, Yassin Aljuhani pu repénétrer dans la pièce, où ses collègues révisaient d´ailleurs les discours qu´ils allaient prononcer.
Lui et tout les délégues Arabis se levèrent quand le Président survint, suivi de près par son conseiller spécial et par un garde du corps personnel, un agile jeune homme d´une trentaine d´années dont le sage visage pouvait faire illusion, mais qui n´en était pas moins l´un des meilleurs agent de toute la Chine. Derrière la porte close, le Président prenait place sur son siège en face des saoudiens. Un serveur souriant surgi d´une porte latérale, il apporta du thé et des pâtisseries chinoises sur un plateau, puis se mit au garde-à-vous avant de se retirer.
Les rituels de bienvenue et de politesse terminés, un délégué saoudien prit la parole, résumant la manière dont les arabis se prononçaient sur l´actualité mondiale. L´exposé ne prit pas longtemps ; le monde était relativement calme. Tous s´en foutait pas mal des guerres en Afrique, et malgrès la forte agitation en Grande-Bretagne ; le Moyen-Orient n´avait jamais, sembler, si tranquille. Cela laissait du temps pour traiter du sujet de l´entretien :
– ...Nous sommes cepandant très inquiets des intentions iraniennes. Le danger nucléaire iranien nous menace, il nous menace bien plus qu’il ne menace les Israéliens ou les Américains. Si nous sommes ici c´est pour vous de-de-demandé assistance, de façon à nous pe-pe-permettre ...
– De développer notre propre programme nucléaire, assistance incluant accessoirement la fourniture directe d’armes nucléaire. Termina d´un trait un autre délégué.
Le conseiller spécial du Président Chinois grommela en gise de réponse. Le Président n´avait pas plus l´air intéressé par les propositions saoudiennes.
– Nous vous invitons donc à signer notre accord, qui rendra plus profonde la coopération entre nos deux nations. Poursuivit le saoudien. Nouveau grognement des Chinois. Voyant la tournure catastrophique vers laquelle se dirige à grand pas l´entrevue, le Chef de la délégation Yassin Aljuhani s´active de prendre rapidement la parole :
– Cet accord ne sera pas uniquement bénéfique à l´Arabie. Effectivement, par reconnaissance, nous réorionterons notre stratégie pétrolière et nos investissements vers la Chine. Nous nous engagerons dans un partenariat sino-arabi d´ampleur, en signant notamment d´importants accords économique et politique avec votre grand pays, dont la forte croissance nécessite de gigantesques importations de pétrole. Nous pouront eventuelement vous accorder, par la suite, le droit d´explorer certains champs gaziers dans les immenses zones de dunes de sable s´étendant au sud de notre pays. >>
[hum punk là c´est a toi de répondre ^^ a++]