Palais Presidentielle, Salle des Crises, 06h30
Frutos avait été tiré du lit par un coup de telephone du Prefet d´Asunçion. Il l´avait averti de la situation, et lui avait fait affreter une Lincoln avec chauffeur. Il etait immediatement parti pour le Palais Presidentielle.
A la Salle des Crises, les generaux, la mine severe, restaient silencieux impassibles et stoïques. Devant eux une grande toile blanche. Oscar Nicanor Frutos fit son apparition, se recoiffant.
"- Pardonnez-moi, je suis a la bourre..."
Il s´asseya son siege, puis, immediatement, commenca :
"- Messieurs. La situation est grave. Le chef supreme de nos armées, le General Vasquez, et le Chef de la Police Carillas ont été assassiner il y´a a peine quelques heures. De plus, les chaines de TV Colombiennes s´affolent, et equipent la population en protection NBC, masques a gaz, et tous le toutim."
Les generaux hausserent les sourcils.
"- Les Colombiens connaissent notre projet..."
"- Comment?"
"- C´est impossible?!"
"- Oui messieurs. Les Colombiens ont decouvert nos projets. Je présume qu´ils se sont préparés a l´avance a une attaque de notre nation. Ce qui remet en cause tous nos plans. Que proposez vous?"
"- Je pense que l´on devrait bombarder de suite cette foutue Colombie!" grogna le General de l´armée de l´air Rodriguez.
"- Du calme General Rodriguez. On en est pas encore la. Selon moi, l´on devrait annuler notre attaque virale sur la Colombie. Ils ont du preparer des batteries AA, des missiles SAM, et garder le meilleur au chaud..." Proposa le General de l´armée de terre Ugantes.
"- C´est fort possible en effet. On doit annuler l´attaque virale." Approuva l´Amiral Alvarez.
Le Président soupira, et posa ses poignées sur la table, en observant ses generaux.
"- Admettons... On annule l´attaque... On la remplace par quoi?"
Silence. Puis, soudain, le Colonel Zapaterra leva la main.
"- Colonel?"
"- Je propose que l´on planifie des attentats."
"- On a deja le GRPI pour cela..."
"- Certes, mais le GRPI semble s´ecarter de notre nation, et se rapprocher de la Colombie. Ils ne nous sont plus d´une tres grande utilité..."
"- C´est vrai, en effet. Doit-on pour cela former un groupe terroriste?" releva le Président.
"- Non, bien sur que non. On forme des militaires de notre propre armée reguliere a des opération en territoire ennemi, et on les envoie derriere les lignes ennemis pour "opérations specials", sous passeport etranger. On fait passer nos militaires pour un groupe-terroriste proletaire, et on fait tous sauter. Cette idée n´engage que moi..."
"- Tres bonne idée. Mais d´abord... Comment les Colombiens ont-ils su pour notre projet?"
Silence a nouveau. Puis, une main se leva timidemment.
"- Alvarez?"
"- C´est peut-etre ces separatistes du GRPI qui en ont informer les Colombiens. Ou peut-etre encore les Colombiens qui ont envoyer des espions de leurs foutus systemes de renseignement."
"- C´est vrai que nous sommes tres vulnerable sans organisation de contre-espionnage... Ni d´espionnage d´ailleurs!" ricana le General Ugantes.
"- Admettons que ce soit ces guerilleros du GRPI... Qu´est ce qu´on peut faire contre eux?" Fit le Président.
"- Les virer du Paraguay comme je l´avait deja proposer."
Les autres generaux approuverent.
"- Bien, bien. Je retiens. Et si ce sont des elements Colombiens?" demanda Frutos.
"- On ferme les frontieres. On laisse rentrer, et on ne laisse personne sortir. Un gros coup de filet en soi..." Fit Zapaterra.
"- Tres interessant. On ceuille les espions a la sortie, et on "en prend soin"..." confirma l´Amiral Alvarez.
"- Bien, bien. Vos propositions sont retenus. Tous le monde est d´accord?"
Toutes les mains se leverent.
"- Bien. La réunion est terminé. Messieurs, passez une bonne matinée."