- Les images de l´accident sont décortiquées. On essaie de retracer les chocs subis par le prince Albert dans la voiture, alors que celle-ci tournait en l´air, et d´autres détails plus sordides
Alors que le prince Edouard grimpe les marches de Versailles par cette froide nuit de janvier, suivi de près par le premier ministre arrivé en urgence, les journaux interrompent leurs tirages pour changer les titres, quels que soient les soucis financiers que cela provoque.
Les journalistes de nombreux magazines people sont chargés de trouver un maximum de thèse possibles pouvant expliquer l´accident, et si possible des complots avec un maximum d´argent, de violence et de sexe.
En France, malgré l´heure tardive, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Le prince Albert était très apprécié par les français malgré ses frasques peu dignes d´un héritier de la couronne.
Dans une conférence de presse, le premier ministre britannique, entouré de l´ambassadeur de France à Londres et du chef des pompiers londoniens , annonce officiellement le décès du prince Albert, de la danseuse et du chauffeur.
Des recherches ont été lancées pour tenter (
) de retrouver les corps.
Le prince Edouard toque à la porte de la reine, n´attend pas et entre. Il ferme la porte au nez du premier ministre, qui s´apprêtait à entrer, et se dirige vers le lit de la souveraine.
Le Secrétaire Général de l´ONU, ex-roi de France, cousin de feu Albert de Bourbon-Savoie, se fraye un chemin parmi les perfusions.
Il secoue légèrement la reine de France, qui ouvre les yeux.
Edouard lui explique tout. La reine ne trouve plus la force de pleurer ou de hurler. Elle demande à son neveu de la laisser.
Alors que le prince se retire vers la porte, la reine referme les yeux. Une alarme rouge sonne, et deux infirmières pénètrent brusquement dans la chambre par une porte annexe. Le prince s´interpose calmement. Les infirmières comprennent.
Pendant plusieurs minutes, le premier ministre et d´autres nobles importants venus se rajouter attendent devant la porte, inquiets.
Soudain, le prince Edouard ouvre la porte, en larmes. Les hommes peuvent voir les infirmières en train de recouvrir la souveraine d´un drap blanc recouvert de fleurs de lys.
Tout le monde comprend.
Sans qu´on ait besoin de lui donner la consigne, un domestique, ému, appelle en bafouillant tous les spécialistes constitutionnels que le royaume peut compter, et le notaire du prince et de la reine.*